Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
signature électronique en droit du travail
est pleinement reconnue et possède la même valeur juridique qu’une
signature manuscrite
.
Elle permet de
signer à distance
un grand nombre de documents tout au long de la vie des salariés en entreprise.
Son usage
simplifie et accélère les démarches
tout en améliorant la
traçabilité
et la
sécurité
des informations personnelles des signataires.
La
signature électronique n’est pas obligatoire
: elle peut toujours être refusée au profit d’une signature manuscrite.
Le salarié est amené, durant toute sa vie en entreprise, à
signer divers documents
que ce soit la
signature de son contrat de travail
ou la signature d’un prêt de matériel informatique par exemple.
Pour cela, la
signature électronique en droit du travail
permet de faciliter, tant pour les salariés que pour l’employeur, les démarches administratives en entreprise.
Qu’est-ce que la signature électronique ? Quelle est sa valeur juridique en droit du travail ? On vous répond.
Qu’est-ce que la signature électronique en droit du travail ?
La
signature électronique
est un système numérique permettant à une personne de s’authentifier et de consentir à une décision ou un
contrat de travail
, en signant un acte à distance.
L’intérêt de la signature électronique en droit du travail est de garantir l’intégrité du
consentement
, l’
authenticité
de la signature et l’
identité
du signataire.
Pour l’employeur ou ses salariés, la signature électronique peut être utilisée pour signer des documents :
de
ressources humaines
et de
gestion du personnel
;
commerciaux
et
juridiques
;
financiers
et
comptables
;
administratifs
internes ;
liés à la
vie de la société
;
de
formalités
et de
déclarations
.
💡 Bon à savoir :
avec
eIDAS 2.0,
la signature électronique devient plus
sécurisée
et
harmonisée
en Europe. Le salarié peut être identifié via un portefeuille d’identité numérique officiel, garantissant une identification fiable. Son consentement doit rester explicite et traçable à chaque étape. Enfin, l’intégrité du document est renforcée grâce à une chaîne de preuves permettant de détecter toute modification, ce qui assure sa valeur juridique dans toute l’Union européenne.
Le tableau suivant regroupe plusieurs exemples de documents pour lesquels les entreprises doivent avoir recours à ce processus d'authentification :
Catégorie
Exemples de documents concernés par la signature électronique
RH et gestion du personnel
Contrat de travail, avenants, contrat de stage*, documents d’onboarding (charte informatique, télétravail), documents de fin de contrat** (reçu pour solde de tout compte)
Commerciaux et juridiques
Devis, bons de commande, contrats de vente, de prestation de services ou de licence, Conditions Générales d’Utilisation (CGU), Conditions Générales de Vente (CGV)
Financiers et comptables
Factures, mandats de prélèvement SEPA, conventions de compte bancaire, contrats d’assurance (santé, prévoyance, responsabilité civile professionnelle)
Administratifs internes
Procès-verbaux de réunion, accords d’équipe, chartes internes (confidentialité, télétravail, téléphonie), bons de livraison ou de réception, prêt de matériel
Liés à la vie de la société
Procès-verbaux d’assemblées générales, décisions unilatérales de l’employeur, accords collectifs et avenants
Formalités et déclarations
Déclarations via le Guichet unique (immatriculation, modification, cessation), dépôt des comptes annuels
💡 Bon à savoir :
il est possible d’envoyer des documents administratifs (contrats de travail, contrat de prêt de matériel informatique, etc.) par mail dans le cadre d'une
délégation de signature
pour procéder à une signature électronique en droit du travail.
Pourquoi recourir à la signature électronique en droit du travail ?
L’utilisation d’un
logiciel de signature électronique
présente de nombreux avantages :
simplifier et faciliter
la signature d’actes dématérialisés ;
automatiser
le mécanisme de signature en permettant un suivi des documents ;
gagner du temps
lors de l’envoi de documents électroniques : il n’est plus nécessaire d’imprimer les écrits et de les envoyer par voie postale ;
sécuriser
les données personnelles.
Par exemple, lors de l’embauche d’un nouveau collaborateur, la
signature électronique d’un contrat de travail
permet
d'accélérer et de centraliser le processus de recrutement
, tout en
sécurisant les informations personnelles
du signataire.
💡 Bon à savoir :
lorsque vous
rédigez un contrat de travail
, vous devez vérifier que les
mentions obligatoires
figurent bien dans le contrat.
Quelle est la valeur de la signature électronique en droit du travail ?
En droit du travail, la loi reconnaît la
même valeur juridique de la signature électronique que la signature manuscrite.
Pour assurer la reconnaissance juridique d’un document signé électroniquement, deux conditions doivent être remplies :
l’identification
du signataire doit être établie ;
l’intégrité du
consentement
du signataire doit être garantie.
Pour cela, vous pouvez recourir à des
logiciels de signature électronique
tels que Yousign, PandaDoc, etc. qui proposent une solution de signature dématérialisée.
Bien qu’il existe des logiciels de
signature électronique gratuits
, ils sont limités à un certain nombre de signatures. Le prix de ces logiciels varie donc en fonction des services et fonctionnalités proposés.
Grâce à la signature électronique, un salarié nouvellement embauché n’a pas à se déplacer dans les locaux de l’organisation pour signer son contrat de travail, ni à imprimer puis à scanner le contrat. Il s’agit d’un véritable
gain de temps
pour les salariés comme pour les entreprises.
💡 Bon à savoir :
l'utilisation d’un
logiciel RH
vous permet d’intégrer la signature électronique à vos documents juridiques et administratifs.
Besoin de faire signer vos documents RH en ligne ?
En droit du travail, un document signé électroniquement doit être conservé
au moins 5 ans
à compter de la fin de l’exécution du contrat. C’est le cas de tout
type de contrat de travail
, qu’il soit au format papier ou dématérialisé. Pour les bulletins de paie ainsi que certains documents liés à la retraite ou à la protection sociale, le délai de conservation peut s’élever
jusqu’à 50 ans
, même lorsque le document est signé électroniquement.
La
signature simple
prouve que la personne consent aux termes du contrat, mais n’offre pas de preuve forte d’identité, et ne garantit pas l’intégrité du document. Prenant la forme d’un clic, d’une case à cocher, d’un mail ou d’un code SMS, elle convient aux devis, aux bons de commande ou aux simples autorisations.
La
signature avancée
garantit quant à elle l’identification formelle du signataire ainsi que la conformité juridique du document, avec une traçabilité renforcée. Elle est recommandée pour les
contrats d’embauche
, ou encore les contrats RH, commerciaux ou financiers.
Enfin, la
signature qualifiée
repose sur un certificat délivré par un prestataire accrédité, et s’appuie sur un dispositif sécurisé (carte à puce, identité numérique). Réservé aux actes sensibles ou réglementés, ce mode de signature a la même valeur qu’une signature manuscrite ainsi qu’une présomption de fiabilité juridique.
Pour assurer sa conformité, le processus de signature électronique d’un document doit respecter le
règlement eIDAS
(electronic Identification, Authentication and trust Services, ou Identification Électronique et Services de Confiance) ainsi
eIDAS 2.0
, depuis 2026. Le salarié doit être clairement
identifié
, et son
consentement
, approuvé et traçable. L
’intégrité du document
doit être préservée et conservée dans une
chaîne de preuves
afin de détecter toute modification.
La conservation des informations personnelles des salariés est un sujet critique pour l’employeur. Pour respecter le
RGPD
(Règlement Général sur la Protection des Données), il est indispensable de recueillir le
consentement éclairé
du signataire et de chiffrer les données grâce à un système d’
authentification forte
proposé par un partenaire européen conforme RGPD. Les contrats signés électroniquement sont conservés le moins de temps possible au regard des obligations légales.
La signature électronique n’est
pas obligatoire
: les salariés et l’employeur peuvent toujours choisir la signature manuscrite, et un collaborateur est en droit de refuser la signature électronique à tout moment. De plus, la validité de cette dernière dépend du respect strict des conditions d’
identification du signataire
et de l’
intégrité du document
.
Pour chaque document signé, le logiciel de signature électronique enregistre les informations relatives à l’
identité du signataire
, associées à un
horodatage
précis de chaque action, à un
journal d’audit
détaillé et à une
empreinte numérique
certifiant la non-altération du document. Ces obligations découlent à la fois du règlement eIDAS, et depuis 2026,
eIDAS 2.0
, et du RGPD.