Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Depuis 2026
, la réduction générale des cotisations patronales (RGCP) s’applique aux
salariés rémunérés jusqu’à 3 SMIC
.
La RGCP réformée
remplace et simplifie les anciennes réductions spécifiques
, en regroupant maladie, allocations familiales et retraite complémentaire.
Le
calcul de la RGCP
se fait via un
coefficient dégressif
appliqué à la rémunération annuelle brute du salarié.
Tous les
employeurs soumis à l’assurance chômage
peuvent en bénéficier, à l’exception de certains organismes publics et particuliers employeurs.
Certaines règles spécifiques s’appliquent pour les
zones franches
, les
travailleurs agricoles occasionnels
et les
services à la personne
.
Depuis le 1er janvier 2026, la
Réduction Générale des Cotisations Patronales (RGCP)
, aussi appelée
zéro cotisations Urssaf
et anciennement nommée réduction Fillon, est différemment calculée. Ce dispositif, destiné à
alléger le coût du travail
pour les employeurs, concerne principalement les salariés rémunérés jusqu’à 3 SMIC. L’objectif :
simplifier les allègements de
charges pour les employeurs
tout en ciblant davantage les rémunérations modestes et intermédiaires.
Cette réforme de la RGDU fait partie des
nouveautés paie et RH 2026
qui impactent le coût du travail et la gestion de la masse salariale, au même titre que la hausse de la contribution sur les ruptures conventionnelles et la revalorisation du SMIC.
Qu’est-ce que la réduction générale des cotisations patronales ?
La
réduction générale des cotisations patronales
, parfois appelée
RGDU
(Réduction Générale Dégressive Unique), est un dispositif permanent. Il permet aux employeurs de réduire certaines cotisations sociales pour les salariés dont la rémunération brute est inférieure à
3 SMIC
depuis 2026, soit 5 469,09 € bruts par mois.
⚠️
Attention
: ce seuil ainsi que le montant de la réduction restent calculés sur cette base pour l'ensemble de l'année 2026, même en cas de revalorisation du Smic en cours d'année. Une hausse du Smic intervenant après le 1er janvier n'augmente donc pas votre seuil d'éligibilité ni le montant de votre réduction pour l'année considérée.
L’objectif est de
soutenir l’emploi des salariés aux revenus modestes
tout en
simplifiant la structure
des exonérations
existantes en fusionnant :
la réduction générale de cotisation (ex-réduction Fillon) ;
la réduction patronale maladie ;
la réduction patronale des allocations familiales.
Avant 2026, le dispositif comprenait plusieurs réductions spécifiques pour les cotisations d’assurance maladie et les allocations familiales, avec des plafonds différents. La
réforme de 2025
a fusionné ces dispositifs en une seule réduction dégressive, avec un seuil porté à 3 SMIC et un calcul modifié.
💡 Bon à savoir
: certains cas particuliers, comme les salariés dans les Zones Franches Urbaines (ZFU) ou les travailleurs agricoles occasionnels, conservent néanmoins des règles spécifiques.
Qui est concerné par la réduction générale des cotisations patronales ?
Employeurs concernés
La
réduction générale des cotisations patronales
s’applique aux employeurs suivants :
les
employeurs du secteur public
et parapublic mentionnés à l’article L. 5424-1 du Code du travail ;
les
employeurs de salariés relevant des régimes spéciaux
marins, des mines, des clercs et employés de notaires ;
les
employeurs de salariés agricoles
.
Employeurs exclus
En revanche, sont exclus du dispositif :
les
particuliers employeurs
;
l’État
et les
collectivités territoriales
, les établissements publics administratifs, scientifiques ou culturels, les chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et chambres d’agriculture.
Les employeurs relevant de régimes spéciaux non couverts par le dispositif peuvent toutefois bénéficier de la réduction pour leurs salariés affiliés au
régime général
de
cotisations sociales
, au
régime agricole
, ou à l’un des
régimes spéciaux concernés
(marins, mines, notaires), sous réserve de remplir les critères d’éligibilité à l’assurance chômage.
💡 Bon à savoir
: le bénéfice de la réduction générale des cotisations patronales de Sécurité sociale peut être supprimé en cas de constat d’infractions telles que le
travail dissimulé
, le
marchandage
, le
prêt de main-d’œuvre illicite
, ou l’
emploi d’un étranger non autorisé à travailler.
Salariés concernés
Le dispositif s’applique pour l’emploi des
salariés titulaires d’un contrat de travail
au titre duquel l'employeur est tenu à l’obligation d’assurance chômage.
Depuis l’entrée en vigueur de la réforme, le seuil d’éligibilité a été élargi : la RGCP concerne désormais les salariés dont la rémunération brute annuelle
ne dépasse pas 3 fois le SMIC
. Ce nouveau plafond remplace l’ancien seuil de 1,6 SMIC qui s’appliquait jusqu’en 2025.
⚠️
Attention
: les stagiaires ne sont pas concernés par ce dispositif dès lors qu'ils ne disposent pas d’un contrat de travail, mais d'une convention de stage.
Quelles sont les cotisations patronales comprises dans le périmètre de la réduction générale ?
Cotisations comprises dans le périmètre de la réduction
La
réduction générale des cotisations patronales
s’applique :
aux cotisations de Sécurité sociale d'assurance maladie, maternité, invalidité, décès et d'assurance vieillesse de base ;
à la contribution au Fonds National d’Aide au Logement (FNAL) ;
aux cotisations patronales de retraite complémentaire légalement obligatoires ;
à la contribution patronale d’assurance chômage ;
aux cotisations accidents du travail et maladies professionnelles.
Règles de cumul
La réduction générale des cotisations patronales constitue un
allègement des charges employeur
. Elle n’est pas compatible avec les autres
exonérations de cotisations employeur
ni avec l’application de taux spécifiques, d’assiettes particulières ou de montants forfaitaires de cotisations.
Une
exception
est toutefois prévue : la réduction générale peut se cumuler avec la déduction forfaitaire de cotisations patronales liée aux
heures supplémentaires
. Par ailleurs, elle peut également se cumuler avec les
dispositifs à taux réduit de cotisations d’allocations familiales
et de
cotisations d’assurance maladie, maternité et invalidité.
Quels sont les changements introduits par la réforme de la réduction de cotisations patronales de 2025 ?
La
réforme de 2025
prévoit un
aménagement de certains paramètres de la RGCP
.
Les
plafonds d’éligibilité
aux dispositifs de réduction des taux de cotisations d’assurance maladie et d’allocations familiales sont désormais
abaissés
, sauf pour les salariés bénéficiant d’une réduction dégressive spécifique, tels que :
ceux des Zones de Restructuration de la Défense (
ZRD
) ;
ceux des Zones France Ruralités Revitalisation (
ZFRR
) ;
ceux des Zones Franches Urbaines (
ZFU
) ;
les
travailleurs occasionnels agricoles
;
les salariés du
secteur des services à la personne
.
Concrètement, depuis 2026,
la RGCP n’est désormais nulle qu’au niveau de 3 SMIC
, contre 1,6 SMIC auparavant. Parallèlement, les dispositifs de réduction des taux sur les cotisations patronales d’assurance maladie et d’allocations familiales sont supprimés, sauf pour les cas particuliers mentionnés ci-dessus.
Les
nouvelles modalités de calcul de la RGCP
s’appliquent à compter du
1er janvier 2026
, pour les cotisations et contributions dues au titre des périodes d’activité à partir de cette date. Pour les employeurs en situation de
décalage de paie
, les rémunérations de décembre 2025 versées en janvier 2026 restent soumises aux règles antérieures.
Quelles sont les règles de calcul de la réduction générale des cotisations patronales ?
La réduction générale des cotisations patronales est calculée sur la
rémunération annuelle brute
du salarié. Cela inclut tous les éléments de rémunération, qu’ils soient versés en espèces ou en nature, tels que les salaires, primes, gratifications, et autres avantages.
Formule de calcul applicable en 2026
Le calcul s’effectue désormais la manière suivante :
La valeur maximale du coefficient est de
Tmin + Tdelta
:
Tmin
= 0,0200, soit une exonération minimale de 2 % pour les rémunérations inférieures à 3 SMIC ;
Tdelta
= 0,3773 si l’employeur est au FNAL 0,10 % ou 0,3813 si l’employeur est au FNAL 0,50 % ;
P
= 1,75 en 2026.
La
valeur maximale du coefficient au niveau du SMIC
correspond à Tmin + Tdelta, soit :
0,3973 pour un employeur de moins de 50 salariés au FNAL 0,10 % ;
0,4013 pour un employeur de plus de 50 salariés au FNAL 0,50 %.
Conséquence de la réforme
La réforme de la RGCP entraîne une
baisse générale des exonérations
par rapport aux dispositifs précédents.
Si l’on compare la réduction générale 2026 avec les trois allègements généraux de 2025 (RGCP jusqu’à 1,6 SMIC, taux réduit maladie jusqu’à 2,25 SMIC, taux réduit allocations familiales jusqu’à 3,3 SMIC, sur la base du SMIC 2025), l’effet pour l’employeur varie selon le niveau de rémunération du salarié :
il peut être bénéficiaire ou perdant selon le cas.
Vous l’aurez compris, les nouvelles règles de la RGCP 2026 auront des
répercussions multiples
pour les entreprises :
impact sur les
budgets 2026
: les exonérations modifiées peuvent faire varier le coût total de la masse salariale ;
adaptation des politiques de rémunération
: choix entre primes et salaire fixe, heures supplémentaires ou nouvelles embauches ;
compétitivité-coût
dans certains secteurs : les évolutions peuvent influencer la compétitivité par rapport aux entreprises d’autres secteurs ou régions.
Anticiper ces changements est en ce sens indispensable pour
sécuriser la trajectoire financière de votre entreprise
et ajuster les politiques de rémunération en conséquence.
Tableau récapitulatif des changements entre 2024 et 2026
Élément
Avant 2025
Depuis 2026 (après réforme)
Conséquences pour l’employeur
Nom du dispositif
Réduction Fillon
Réduction générale des cotisations patronales (RGCP)
Simplification et fusion des dispositifs
Plafond d’éligibilité
1,6 SMIC
3 SMIC
Élargissement du dispositif aux salariés mieux rémunérés
Le
montant
de la RGCP dépend de la
rémunération brute annuelle
du salarié et se calcule via un coefficient dégressif. Pour 2026, le
taux maximal de réduction
est de :
39,73 %
pour un employeur au FNAL 0,10 % ;
40,13 %
pour un employeur au FNAL 0,50 %.
Le coefficient diminue progressivement à mesure que la rémunération approche
3 SMIC
. Le calcul doit figurer sur le
bulletin de paie mensuel
.
assurance maladie, maternité, invalidité, décès et vieillesse de base ;
cotisations d’allocations familiales ;
contribution au FNAL et CSA ;
cotisations de retraite complémentaire légalement obligatoires ;
assurance chômage ;
cotisations AT/MP.
Elle constitue un
allègement des cotisations de l’employeur
et ne peut pas être cumulée avec certaines autres réductions, sauf exception (heures supplémentaires, taux réduits spécifiques).
Le dispositif s’applique aux salariés liés à l’entreprise par un
contrat de travail
pour lequel l’employeur est tenu à l’assurance chômage. Les stagiaires ou les titulaires d’une
convention de stage
ne sont pas concernés. Le
plafond d’éligibilité
a été relevé à
3 SMIC
depuis 2026, contre 1,6 SMIC auparavant.
La réforme agit comme une
redistribution des avantages
, qui dépend directement de la structure des rémunérations dans chaque organisation. Les
effets de la réforme
varient selon les niveaux de salaire :
au SMIC : pas de changement, les allègements restent comparables ;
entre 1 et 1,32 SMIC : perte ou effet neutre pour l’entreprise ;
de 1,33 à 1,78 SMIC : gain notable ;
entre 1,79 et 2,25 SMIC : perte à nouveau ;
de 2,26 à 3 SMIC : dispositif globalement avantageux.
En définitive, la réforme avantage principalement les entreprises employant une part significative de salariés dont la rémunération se situe
entre 1,33 et 1,78 SMIC et entre 2,26 et 3 SMIC,
tandis que les autres catégories voient leurs bénéfices réduits ou neutralisés.
Oui, la RGCP s’applique
aux CDD comme aux CDI
, sur la
rémunération mensuelle brute
effectivement versée. Le calcul se fait sur l’ensemble des
contributions dues par l’employeur
pour la période concernée. Pour un CDD partiel ou à temps réduit, le coefficient s’applique au prorata de la durée travaillée.
L’allègement doit être indiqué sur le
bulletin de paie mensuel
comme
réduction des cotisations patronales
. L’entreprise déclare ensuite le montant calculé via la DSN (Déclaration Sociale Nominative) à l’URSSAF, qui prend en compte cette exonération dans le calcul des
taxes dues par l’employeur
.