Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de plus de 10 salariés et dans lalimite des 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 21 avril et le 30 mai 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués.
Le plan de développement des compétences centralise toutes les actions de formation, bilans et VAE pour sécuriser les parcours professionnels.
Tous les salariés (CDI, CDD, apprentis) peuvent en bénéficier, selon leurs besoins et ceux de l’entreprise.
Le plan constitue un levier stratégique pour anticiper les évolutions métier, développer les compétences et renforcer la performance collective.
Depuis le 1er janvier 2019, le plan de développement des compétences remplace le plan de formation. Il constitue un levier essentiel pour permettre aux salariés de développer leurs compétences et de s’adapter aux évolutions de leur poste, à l’initiative de l’employeur.
Qu’il soit établi sur une base annuelle ou pluriannuelle, ce plan regroupe un ensemble d’actions, telles que des formations, des bilans de compétences, la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) ou encore des dispositifs d’apprentissage.
Qu’est-ce que le plan de développement des compétences ?
Définition
Le plan de développement des compétences est un outil stratégique de pilotage de la formation au sein de l’entreprise. Élaboré sous la responsabilité de l’employeur (après consultation éventuelle des représentants du personnel), il centralise l’ensemble des actions définies dans le cadre de la politique de gestion des ressources humaines.
Il permet à l’entreprise de répondre à ses obligations légales. En effet, l’employeur a l'obligation d'assurer l'adaptation des salariés à leur poste de travail, de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, et de les former à la sécurité.
les formations obligatoires conditionnent l'exercice d'une activité ou d'une fonction (en application d'une convention internationale, de la loi ou du règlement). Elles se déroulent obligatoirement sur le temps de travail et la rémunération du salarié est maintenue ;
les formations non obligatoires visent le développement général des compétences. Elles ont lieu en principe sur le temps de travail, mais peuvent, sous certaines conditions et avec l'accord écrit du salarié, se dérouler en tout ou partie en dehors du temps de travail.
Salariés concernés
Tous les salariés, quel que soit leur contrat (CDI, CDD, temps partiel, etc.), peuvent bénéficier des actions prévues dans le plan de développement des compétences. Les apprentis et les titulaires d’un contrat de professionnalisation sont également concernés. En revanche, les stagiaires ainsi que les collaborateurs non salariés en sont exclus, faute de lien de subordination avec l’employeur.
💡 Bon à savoir : compte tenu de leur contrat temporaire, les salariés en CDD s'inscrivent plus difficilement dans la perspective d’avenir d'un tel plan. Ils peuvent toutefois bénéficier d’un dispositif spécifique dans le cadre du CPF. Pour financer cela, une contribution obligatoire doit être versée par les entreprises embauchant des CDD : la contribution CPF-CDD.
Enjeux du plan de développement de compétences
Véritable outil de performance et d’évolution de carrière, le plan de développement des compétences répond à plusieurs objectifs clés :
adapter et développer les compétences des collaborateurs, notamment face aux enjeux du numérique ;
accompagner les transformations organisationnelles et technologiques ;
assurer l’adéquation entre les besoins de l’entreprise et les ressources humaines mobilisées ;
organiser les modalités de formation en tenant compte des contraintes opérationnelles.
📌Exemple : dans un contexte d’ouverture à l’international, l’entreprise devra identifier les compétences nécessaires (langues, outils, méthodes) et structurer des actions adaptées. Le plan permet d’anticiper ces besoins de façon cohérente.
Comment mettre en place un plan de développement des compétences ?
Identification des besoins et élaboration
Si la mise en place d’un plan n’est pas une obligation légale stricte en soi, elle reste fortement recommandée pour prouver que l'employeur respecte son obligation de former ses équipes. En principe établi chaque année, un accord collectif peut prévoir une périodicité allant jusqu’à trois ans.
Son élaboration repose sur plusieurs étapes :
réaliser un état des lieux des objectifs de l’entreprise et des savoir-faire des salariés pour identifier les lacunes ;
anticiper les évolutions des métiers (notamment avec l'intelligence artificielle et les nouveaux outils) pour vérifier l’adéquation des compétences ;
construire des parcours adaptés (présentiel, e-learning, formations internes ou externes).
L’employeur doit croiser les contraintes de l’entreprise avec les attentes exprimées par les salariés, notamment lors des entretiens professionnels.
💡 Bon à savoir : les demandes individuelles de formation des salariés peuvent être intégrées au plan de développement des compétences lorsqu’elles répondent à l’intérêt de l’entreprise.
Consultation du CSE
L’employeur doit coordonner l’élaboration du plan de développement des compétences avec le dialogue social dans l’entreprise.
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le Comité Social et Économique (CSE) doit être consulté sur les orientations stratégiques de l’entreprise, notamment en matière de formation professionnelle. Cette consultation porte également sur le plan de développement des compétences et ses modalités de mise en œuvre.
La Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales (BDESE) constitue le support de référence pour préparer ces consultations, en centralisant les informations nécessaires.
Financement
Après avoir déterminé le budget du plan de développement des compétences, l’entreprise doit s’interroger sur les moyens de financement possibles.
L’employeur concourt chaque année au développement de la formation professionnelle continue en participant tous les ans au financement des actions de formation par :
la prise en charge directe des actions de formation relevant de son obligation légale.
Ainsi, le plan de développement des compétences est financé directement par l'employeur. Toutefois, dans les entreprises de moins de 50 salariés, les OPérateurs de COmpétences (OPCO) peuvent prendre en charge tout ou partie des frais engagés dans le cadre des actions de développement des compétences.
Quel modèle de plan de développement des compétences ?
Contenu et forme du plan de développement des compétences
Le plan de développement des compétences est le plus souvent présenté sous la forme d’un tableau structuré, offrant une vision claire et synthétique des actions prévues sur une période donnée.
Véritable outil de pilotage, ce format permet d’organiser, de suivre et d’arbitrer efficacement les actions de formation à venir. Concrètement, le plan recense :
les actions de formation, qu’elles soient obligatoires ou non ;
les bilans de compétences ;
les dispositifs de VAE ;
les actions de formation en alternance, notamment par apprentissage ;
les objectifs de formation ;
les publics concernés ;
les modalités pédagogiques (présentiel, e-learning, etc.) ;
le calendrier des actions ;
les coûts associés et les sources de financement.
L’objectif est de disposer d’une vision globale, lisible et exploitable du plan, facilitant à la fois la prise de décision et le suivi opérationnel.
Modèle de plan de développement des compétences
Il est essentiel de réaliser ce tableau avec soin, car il recense tous les éléments du plan de développement des compétences.
Voici un modèle de plan de développement des compétences :
Poste
Formation
Objectif
Modalité et Durée
Période
Budget et Financement
Priorité
Commerciale
Anglais pro (business)
Développer les ventes à l’international
E-learning – 30h
T2 2026
800€ (OPCO)
🔴 Haute
Manager
Leadership (management)
Améliorer la gestion d’équipe
Présentiel – 3 jours
T1 2026
1200€ (Entreprise)
🔴 Haute
Technicien
Logiciel métier (interne)
Gagner en productivité
Interne – 2 jours
T3 2026
500€ (Entreprise)
🟡 Moyenne
RH
Droit social (juridique)
Sécuriser les pratiques RH
Classe virtuelle – 2 jours
T2 2026
900€ (OPCO)
🟡 Moyenne
Marketing
SEO avancé
Générer plus de trafic
E-learning – 20h
T3 2026
700€ (Entreprise)
🟢 Faible
Un levier stratégique pour l’entreprise
Au-delà de sa dimension formelle, le plan de développement des compétences constitue un véritable levier stratégique. Il permet d’aligner les besoins en compétences avec les transformations de l’entreprise et d’anticiper les évolutions des métiers.
Dans un environnement en constante mutation, marqué par les transitions numériques et organisationnelles, il devient un outil clé pour sécuriser les parcours professionnels et renforcer la performance collective.
Enfin, nous ne pouvons clôturer ce sujet sans rappeler la philosophie du plan de développement des compétences. Elle est traduite par cette citation :
« L’audace, c’est transformer le réel pour se donner les moyens de saisir toutes les potentialités des mutations à venir. Alors que 50 % des emplois seront profondément transformés dans les dix ans à venir, cela passe plus que jamais par un accès plus simple, plus rapide et plus juste à l’atout majeur du XXIe siècle : les compétences ».
L’employeur a plusieurs obligations légales dans le cadre de la formation professionnelle et du développement des compétences :
il doit assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail ;
veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi ;
les former à la sécurité.
Ces obligations sont également complétées par les dispositions du Code du travail relatives à la promotion professionnelle, à l’égalité d’accès aux actions de formation et à la sécurisation des parcours professionnels.
Un salarié peut, en principe, exprimer ses préférences ou ses contraintes, mais le refus d’une action de formation prévue dans le plan de développement des compétences peut avoir des conséquences selon la nature de l’action :
s'il s'agit d'une formation obligatoire (ou sur le temps de travail) : le salarié ne peut pas refuser. Suivre la formation fait partie de l'exécution normale de son contrat de travail. Un refus constituerait une faute professionnelle ;
s'il s'agit d'une formation non obligatoire prévue hors du temps de travail : le salarié a le droit de refuser, et ce refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. L'accord écrit du salarié est indispensable.
Les salariés en formation peuvent bénéficier de plusieurs services pour optimiser leur parcours :
accompagnement RH personnalisé pour l’orientation des actions et le suivi des compétences acquises ;
bilans de compétences permettant d’identifier les forces, les besoins et les objectifs professionnels ;
accès à un référentiel de compétences qui détaille les savoir-faire et savoir-être requis pour chaque poste ;
conseils pour utiliser l’espace CPF et mobiliser les dispositifs de financement, que ce soit via l’entreprise ou l’OPCO.
Ces services garantissent que chaque salarié en formation dispose des ressources nécessaires pour progresser et atteindre les objectifs fixés par le plan.
1ère année : un premier entretien pour tous les nouveaux salariés ;
tous les 4 ans : périodicité allongée pour faire le point sur les perspectives d'évolution (calculée à partir du dernier entretien réalisé) ;
tous les 8 ans : un grand bilan récapitulatif obligatoire pour vérifier que le salarié a bien suivi au moins une formation, acquis des éléments de certification, ou bénéficié d’une progression salariale/professionnelle.