Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L’un des éléments clés pour l’épanouissement des salariés au travail est la balance entre la vie personnelle et professionnelle. Ce facteur de
qualité de vie au travail
doit être une préoccupation majeure pour les entreprises.
L’employeur doit s’assurer de la
charge de travail
de ses salariés, et peut être sanctionné s’il ne respecte pas cette obligation légale.
En quoi consiste la charge de travail ? Comment calculer la charge de travail des salariés ? Quels sont les outils pour mesurer la charge de travail ? PayFit vous éclaire.
Qu’est-ce que la charge de travail ?
La charge de travail a pour définition la
sollicitation physique et mentale
d’un salarié pour la réalisation de ses missions de travail. Toutefois, cette notion peut se décomposer en 3 éléments :
la
charge de travail donnée
: ce que l’employeur exige du salarié par rapport aux missions qui lui ont été confiées ;
la
charge de travail réelle
: ce que le salarié réalise vraiment ;
la
charge de travail perçue
: le ressenti du salarié vis-à-vis de ce qu’on lui demande de faire et de ce qu’il a fait.
L'employeur est responsable de la
bonne répartition de la charge de travail
des salariés, cela fait partie de la
prévention des risques psychosociaux
en entreprise.
Pourquoi s’assurer de la charge de travail des salariés ?
Obligation légale
Le Code du travail impose à l’employeur de s’assurer de la charge de travail des salariés à plusieurs égards.
➡️
Dans le cadre de l’obligation de sécurité
L’employeur a une
obligation générale de sécurité
envers ses salariés, il doit donc
veiller à la santé physique et mentale
de chacun d’entre eux.
L’analyse obligatoire des risques à travers le
document unique d’évaluation des risques professionnels
(
DUERP
) ne doit pas uniquement concerner les risques physiques, mais doit également porter sur les
risques psychosociaux
.
Lorsque l’employeur évalue les risques, il doit agir en conséquence pour prévenir tout danger pour la santé des salariés, notamment au regard :
des méthodes de travail ;
des horaires de travail.
➡️
Dans le cadre du travail au forfait
L’employeur a une obligation spéciale de veiller à la charge de travail des salariés en
forfait jours
puisque ces derniers
ne sont pas soumis aux durées maximales de travail
.
L’
accord collectif
mettant en place le forfait jours en entreprise doit
prévoir
les modalités selon lesquelles
:
l’employeur assure l’
évaluation et le suivi régulier de la charge de travail
du salarié ;
l’employeur et le salarié
communiquent périodiquement sur la charge de travail
du salarié, sur l’articulation entre son activité professionnelle et sa vie personnelle ;
💡 Bon à savoir
: cette obligation
incombe à l’employeur ou à son délégataire
.
Facteur de bien-être au travail
Au-delà de l’obligation légale, il est important que l’employeur s’assure de la charge de travail puisque cela contribue au
bien-être au travail
des salariés et donc à leur productivité.
Désattention au travail : un signal fort d'une charge mal régulée
Derrière la charge de travail se cache un phénomène devenu structurant dans la vie de bureau : la
désattention
. Notifications, réunions à la chaîne, sollicitations multiples : la concentration des salariés s'effrite, et avec elle, leur capacité à absorber sereinement leur charge.
les salariés subissent en moyenne
4,7 interruptions par heure
, soit
une toutes les 13 minutes
;
84 %
déclarent avoir déjà observé des effets concrets sur leur travail : stress, baisse de productivité, problèmes de qualité ;
58 %
estiment que leur entreprise n'agit pas pour réduire ces déficits d'attention ;
33 %
développent de l'épuisement professionnel quand l'attention n'est pas protégée ;
32 %
voient leur niveau de stress augmenter.
💡
Bon à savoir :
la désattention n'est pas un simple inconfort. Elle agit comme un amplificateur de la charge de travail perçue. À volume de tâches égal, un salarié interrompu toutes les 13 minutes mobilise bien plus d'énergie cognitive pour avancer, ce qui pèse directement sur sa santé mentale et donc sur le périmètre de votre obligation de sécurité.
Concrètement, ces chiffres invitent à élargir le regard sur la charge de travail. Au-delà du volume d'heures et du nombre de missions confiées, deux questions méritent d'être posées dans vos entretiens et dans votre DUERP :
vos collaborateurs disposent-ils de plages de travail réellement protégées ?
les outils et rituels en place (réunions, messagerie, canaux internes) servent-ils la concentration, ou la fragmentent-ils ?
Comment évaluer la charge de travail des salariés ?
Pour évaluer la charge de travail de ses salariés, l’employeur peut notamment
veiller au respect des repos quotidiens et hebdomadaires ainsi qu’aux
durées maximales de travail
. L’employeur peut par exemple faire remplir aux salariés un questionnaire sur la charge de travail.
Il doit également porter une attention particulière pour les salariés en
télétravail
en organisant un
entretien annuel
portant sur les conditions d’exercice de leur travail et leur charge de travail.
Concernant les salariés en forfait jours, l’employeur doit respecter les modalités prévues par l’accord collectif. En pratique, il s’agit d’un
système de décompte du temps de travail
permettant à l’employeur de
remédier en temps utiles à une charge de travail éventuellement incompatible
avec une durée raisonnable de travail. Il s’agit d’un mode auto-déclaratif du temps de travail par le salarié.
Quelles sont les sanctions pour l’employeur en cas de non-respect de l’obligation de surveiller la charge de travail des salariés ?
L’employeur qui ne respecte pas son obligation de sécurité peut
engager sa responsabilité pénale pour faute inexcusable
lorsqu’il avait ou aurait dû avoir connaissance du danger auquel était exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver.
L’employeur peut également être condamné à
des sanctions civiles ou administratives
.