Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
bulletin de paie
est un
document obligatoire
remis à chaque salarié lors du
paiement de son salaire
, et ce, quel que soit son contrat de travail.
Son
contenu
est strictement encadré parle Code du travail. Il doit comporter certaines
mentions obligatoires
(comme le montant net social depuis le 1er juillet 2023).
Le
bulletin de paie simplifié
est entré en vigueur depuis 2018. En attendant sa nouvelle version (reportée au 1ᵉʳ janvier 2027 au lieu de 2026), les entreprises peuvent continuer d’utiliser le modèle “ adapté".
La
gestion de la paie
fait partie des
obligations légales
de l’employeur. Tous les mois, une entreprise doit délivrer à chacun de ses salariés un
bulletin de paie
au moment du
versement de leur rémunération
.
Également appelé fiche de paie, ce
document
détaille l’ensemble des
sommes versées
à chaque collaborateur (salaire de base, primes, etc.), des cotisations prélevées ainsi que le
montant net à payer
. Pour être conforme, il doit être établi selon les
règles
prévues par le Code du travail.
Qu’est-ce qu’un bulletin de paie ?
Définition de la fiche de paie
Le bulletin de paie, ou
bulletin de salaire
, est un
document obligatoire
que fournit l’employeur à chaque salarié pour
justifier le versement de son salaire
.
Tous les collaborateurs
de l’entreprise reçoivent leurs fiches de paie quels que soient :
le type de contrat de travail ;
le type et le montant de la rémunération ;
le niveau hiérarchique et l’emploi occupé par les salariés.
👉
À noter
: la
date d’édition
de la fiche de paie constitue une
preuve
pour l’employeur qu’il rémunère son personnel en temps et en heure.
Elle regroupe
plusieurs montants
qu’il convient de bien distinguer :
le
montant brut
correspond au total du salaire de base, des primes, des indemnités et des heures supplémentaires ;
le
montant net social
est égal à la différence entre le montant brut et la somme des cotisations et prélèvements sociaux obligatoires (santé, retraite, famille, assurance chômage, etc.) ;
le
montant net imposable
sert à calculer le montant du Prélèvement À la Source (PAS) de l’impôt sur le revenu. Il équivaut à la différence entre le montant brut et les cotisations salariales. Cependant, on ajoute à ce total intermédiaire la part de CSG/CRDS non déductible et la cotisation patronale de la mutuelle santé ;
le
montant net à payer
correspond au montant que verse réellement l’employeur à son salarié. Il retranche du salaire brut les cotisations salariales et le PAS. Il peut inclure des éléments non soumis à cotisations (comme le remboursement de frais professionnels ou la participation du salarié aux titres-restaurant).
Le taux de prélèvement à la source sur les bulletins de paie 2026 est impacté par la revalorisation du barème IR prévue au PLF 2026 (+0,9 %), entraînant une légère baisse des montants prélevés.
💡
Bon à savoir
: depuis le 1er juillet 2023, le
bulletin de paie clarifié
impose à l’employeur de mentionner le
montant net social
. Cette information est ensuite déclarée par le salarié à la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou à sa Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour percevoir certaines prestations sociales. Il s’agit, par exemple, de la prime d’activité ou du RSA (Revenu de Solidarité Active).
Comprendre une fiche de paie ne devrait pas être un casse-tête.
Grâce au bulletin interactif, vos salariés
comprennent leur fiche de paie en 1 clic
. Plus besoin d'expliquer les cotisations,
l'outil le fait pour vous
, automatiquement.
Mentions relatives à l’identification de l’employeur
Le
bulletin de paie
inclut :
le nom/dénomination de l’entreprise ;
son adresse ;
le numéro de SIREN ;
et le code APE/NAF.
👉
À noter
: il doit mentionner sa
convention collective
pour la durée des congés payés ou les délais de préavis concernant la cessation du contrat. Si l’entreprise n’appartient à aucune convention, elle cite par défaut les articles qui figurent dans le Code du travail.
Mentions relatives à l’identification du salarié
Le
bulletin de salaire
recense les informations suivantes pour
identifier le salarié
:
son nom et son prénom ;
son numéro de Sécurité sociale ;
sa qualification professionnelle ;
sa position dans la classification conventionnelle.
💡
Bon à savoir
: il est possible de faire apparaître la date d’ancienneté dans l’entreprise et la date de début du contrat de travail.
Mentions relatives au temps de travail et au paiement du salaire
La déclaration de la
période et du nombre d’heures de travail
distingue les
heures au taux normal des heures majorées
(comme les heures supplémentaires ou complémentaires).
Pour les
salariés au forfait
, le bulletin doit préciser la
nature et le volume du forfait
auquel se rapporte le salaire (forfait hebdomadaire ou mensuel en heures, ou forfait annuel en heures ou en jours).
Le bulletin de salaire peut aussi recenser les
dates des congés
, les
absences
pour maladie et les IJSS (Indemnités Journalières de la Sécurité Sociale).
Mentions relatives aux cotisations et contributions sociales
Dans la zone dédiée aux
cotisations et contributions sociales
, le bulletin de paie énumère :
l’ensemble des cotisations sociales regroupées en
5 catégories
(santé, accident du travail et maladie professionnelle, famille, retraite et chômage) ;
le montant total des exonérations de cotisations ou contributions sociales. Cela peut concerner un allègement des charges patronales, certains contrats (apprentis, “aides à domicile” ou les salariés agricoles en
CDD d’usage
, les gratifications des stagiaires, etc.) ;
le montant total versé par l’employeur ;
le montant correspondant à l’évolution de la rémunération liée à la suppression des cotisations chômage et maladie.
Mentions relatives au salaire net à payer et au salaire net imposable
Le bulletin de paie distingue plusieurs
montants
comme :
la rémunération brute ;
le salaire net à payer avant impôt sur le revenu ;
la base de calcul pour le prélèvement à la source et le salaire net après prélèvement à la source ;
le montant payé au salarié et sa date de versement ;
la nature des autres versements et retenues (tickets-restaurant, transports, logement), ainsi que le taux des cotisations salariales.
Sur l’en-tête de la fiche, il est possible d’indiquer le
mode de versement
(virement, en chèque ou en espèces).
⚠️
Attention
: la loi fixe également des
mentions interdites sur le bulletin de paie
(comme l’activité de représentation des salariés ou l’exercice de droit de grève). De plus, la nature de l’activité et le montant de la rémunération pour les élus du CSE (Comité Social et Économique) doivent figurer dans un
document annexe
.
Comment faire un bulletin de paie ?
Établir un bulletin de paie peut s’avérer fastidieux pour l’employeur et le responsable des ressources humaines. Cela impose de connaître l’ensemble des
éléments de rémunération des salariés
et respecter un
certain formalisme
dans la mise en œuvre des mentions obligatoires énoncées ci-dessus.
Depuis 2023, les employeurs doivent utiliser le
modèle du bulletin de paie simplifié
. Celui-ci regroupe automatiquement les mentions obligatoires par catégories, afin de rendre les informations plus claires et plus lisibles.
En pratique, pour
faire une fiche de paie
efficacement, il existe une
solution simple
: recourir à un logiciel de
fiche de paie en ligne
intégrant de multiples fonctionnalités. Ce service confère d’autres avantages comme la
centralisation
, la
disponibilité
et la
sécurisation des fiches.
💡
Bon à savoir
: l’
automatisation de la paie
permet d’éviter les erreurs, l’omission des mentions obligatoires et fait gagner chaque mois un temps précieux à l’employeur.
Comment un logiciel dédié améliore la gestion des bulletins de paie ?
Dans l’univers technique de la gestion de la paie,
savoir décrypter un bulletin
et
interpréter ses données
est aussi important pour l’employeur que pour le salarié. Entre les cotisations sociales, les mentions obligatoires et les évolutions réglementaires, la paie exige rigueur et précision.
Un
logiciel spécialisé
simplifie considérablement ces tâches grâce à une solution intuitive et complète. Les employeurs peuvent générer des
bulletins de paie clairs, conformes et dématérialisés
en quelques clics. L’automatisation des calculs réduit les risques d’erreurs, fait gagner un temps précieux et garantit le respect des
obligations légales
.
De plus, ces outils permettent de mettre les bulletins à disposition des collaborateurs via un
espace sécurisé
. Cette accessibilité favorise la
transparence
, facilite la consultation des documents à tout moment et renforce la confiance entre l’entreprise et ses équipes.
Opter pour un outil complet, c’est donc
simplifier la gestion administrative
,
sécuriser les données sensibles
et assurer une
conformité permanente
avec la réglementation en vigueur. Des modèles et documents téléchargeables peuvent également être proposés afin d’accompagner efficacement les employeurs dans leurs démarches.
Quelles sont les autres modalités concernant le bulletin de paie ?
Comme son nom l’indique, un bulletin de salaire présente en détail
tous les éléments de la rémunération
pour permettre aux salariés d’identifier le calcul des montants, des cotisations et des primes.
Mais au-delà de son contenu, une fiche de salaire répond aussi à des règles précises sur sa
remise
à un collaborateur.
Modalités de remise du bulletin de paie
Depuis le 1er janvier 2017, tout employeur peut utiliser le
bulletin de paie dématérialisé
. Il a le choix d’envoyer la fiche
sous format papier
ou d’éditer un
bulletin de paie électronique
sur une plateforme dédiée.
⚠️
Attention
: pour être en conformité avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), les données doivent rester disponibles et confidentielles à tout moment.
Chaque salarié peut s’opposer à tout moment à la remise de son bulletin de paie en ligne grâce à son
droit d’opposition
. Pour cela, il doit en informer son employeur. Ce dernier doit répondre à sa requête dans les 3 mois. Au-delà, la fiche de paie est à nouveau délivrée soit en mains propres, soit par voie postale.
Conservation des fiches de salaire par l’employeur
L’
article L3243-4
du Code du travail oblige l’employeur à garder une
copie
de tous les bulletins de paie de chaque salarié
pendant 5 ans
. Les informations correspondantes sont disponibles en format papier ou numérique.
soit jusqu’à ce que le salarié ait atteint 75 ans.
💡
Bon à savoir
: il est recommandé au salarié de conserver l’ensemble de ses bulletins de paie jusqu’à la liquidation de sa
retraite
.
Délai de remise du bulletin de paie
La loi ne prévoit
pas de délai légal
de remise du bulletin de salaire aux collaborateurs. Toutefois, sa délivrance doit coïncider
avec la date de versement des salaires
.
L’employeur est tenu de respecter 2 conditions cumulatives :
la date de délivrance du bulletin de paie doit être
similaire d’un mois à l’autre
;
a remise du document s’effectue
tous les 30 jours
.
Sanctions en cas d’absence de délivrance du bulletin de paie
Si l’employeur ne délivre pas le bulletin de paie (ou en cas de retard), il s’expose à :
une amende de 450 € pour chaque bulletin de paie non remis ou remis tardivement ;
au versement de dommages et intérêts.
⚠️
Attention
: le versement de dommages et intérêts s’effectue lorsque le non-respect des règles de délivrance du bulletin de paie a causé un préjudice au salarié.
Est-il possible de corriger un bulletin de paie en cas d’erreur ?
Lorsqu’une
anomalie
est constatée sur un bulletin de paie, l’employeur se doit de la
régulariser
au plus vite. Toute
erreur sur la fiche de paie
fait l’objet d’une information au salarié pour trouver une solution à l’amiable.
⚠️
Attention
: un bulletin de paie modifié
après son édition
, sans en informer le salarié, est considéré comme falsifié. De même, tout prélèvement spontané qui est assimilé à une sanction pécuniaire peut faire l’objet de sanctions pénales à l’encontre de l’employeur.
Généralement, l’erreur commise fait l’objet d’une régularisation sur le bulletin de paie du
mois suivant
.
Lorsqu’une correction de bulletin de paie impacte les montants déclarés via la
DSN mensuelle
(cotisations sociales, salaires, primes), l’employeur doit également transmettre une
DSN de substitution
pour actualiser les données auprès des organismes sociaux.
accidents du travail ou maladies professionnelles ;
cotisations de retraite ;
retraite supplémentaire ;
allocations familiales ;
contributions dues à l’employeur (versement transport, participation à la formation professionnelle, etc. ) ;
cotisations statutaires ou figurant dans la convention collective ;
Contribution Sociale Généralisée (CSG) ;
allègement des cotisations ;
montant net social ;
montant total versé par l’employeur ;
prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Le salarié peut
contester
l’exactitude de sa fiche de paie ou la réalité du paiement qui a été effectué. Dans ce cas, il dispose d’un
délai de trois ans
à compter de la date de remise de la fiche pour intenter une action en justice.
Hormis la rémunération des élus du
CSE
, d’autres informations ne figurent pas directement sur le bulletin de paie. C’est le cas, par exemple, du
nombre d’heures de repos compensateur
ou de contrepartie obligatoire en repos après un remplacement. Le crédit de temps doit atteindre 7 heures pour activer un droit à repos. Dans ce cas, le document annexe indique l’obligation de le prendre dans un délai de 2 mois maximum.
En pratique, les employeurs sont tenus de respecter les nouvelles règles établies avec la
vérification des fiches de paie
, ce qui permet de
détecter les anomalies
. Se tourner vers un
logiciel de gestion de paie
est une solution simple et efficace pour réduire drastiquement les erreurs.