Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
négociation collective
permet le
dialogue social entre l’employeur et les représentants des salariés
(syndicats) pour adapter les règles fixées par le Code du travail aux spécificités de leur secteur d’activité.
Selon la taille de la structure, certains thèmes doivent obligatoirement être
négociés
comme les salaires, l’égalité professionnelle, les conditions de travail, la santé et la sécurité.
Le résultat de ces discussions se formalise généralement par un
accord d’entreprise
ou une convention
collective
, plus favorable que la loi pour les travailleurs.
En entreprise, le
Code du travail
fixe les règles minimales, mais il ne suffit pas toujours.
Exemple concret :
le Code du travail impose le SMIC, mais c'est la négociation collective qui définit les grilles salariales adaptées à chaque métier (restauration, BTP, commerce, etc.).
La loi prévoit que certaines dispositions doivent être
négociées
entre l'employeur et les représentants des salariés pour correspondre aux réalités de chaque secteur et de chaque entreprise. C'est le rôle de la
négociation collective
.
En quoi consiste la
négociation collective
? Quels thèmes recouvre-t-elle ? Qui sont les acteurs de ces concertations ? PayFit vous explique tout.
Quelle est la définition de la négociation collective ?
D’après le Code du travail, le terme “
négociation collective
” fait référence aux
échanges entre les employeurs et les représentants des salariés
au sujet :
des conditions d’emploi ;
de la formation professionnelle ;
des conditions de travail ;
des garanties sociales.
Cet échange, souvent appelé
dialogue social
, vise à élaborer conjointement des règles qui s’appliqueront à l’ensemble du personnel.
La
négociation collective
aboutit généralement à l’établissement d’un contrat qui reprend par écrit ces dispositions.
Cet accord se présente le plus souvent sous la forme :
Il existe plusieurs
niveaux
de négociation collective.
En effet, les parties prenantes peuvent se réunir pour définir les règles :
d’une branche ou d’un secteur d’activité (comme la restauration par exemple) par un
accord de branche
;
d’une entreprise, d’un établissement ou d’un groupe d’entreprises, par un
accord d’ entreprise
.
L’articulation entre ces différents niveaux de la négociation collective en France a été réorganisée à plusieurs reprises, plus récemment par
l’ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017
relative au renforcement de la négociation collective.
⚠️
Attention
: cette dernière a fixé une
règle de primauté de l’accord d’entreprise
sur celui de la branche (sauf dans certaines matières listées par le Code du travail).
Les
acteurs
de la négociation collective varient selon le niveau de négociation. Mais elle implique toujours un ou des employeurs et les représentants des salariés.
Au niveau de la branche professionnelle
Les
accords de branche
sont négociés et conclus entre les
organisations syndicales représentatives de salariés
et une ou plusieurs
organisations professionnelles d’employeurs
(groupements d’entreprises).
Ces organisations appartiennent au
même secteur d’activité
. Leurs échanges permettent d’établir des règles de portée régionale ou nationale concernant les conditions de travail des entreprises de leur champ professionnel.
💡
Bon à savoir
: c’est généralement dans ce cadre que sont conclues les Conventions Collectives Nationales (ou CCN), par exemple pour la restauration, le commerce, etc.
Au niveau de l’entreprise
La négociation collective d’une convention ou d’un accord d’entreprise a pour objectif d’
adapter les règles du droit du travail aux spécificités et besoins de l’entreprise.
Cette négociation se fait en principe entre
l’employeur et les délégués syndicaux
, désignés par les organisations syndicales représentatives des salariés (pour les entreprises d’au moins 50 salariés).
💡
Bon à savoir
: si l’entreprise est dépourvue de délégués syndicaux, le Code du travail fixe un cadre pour organiser une
négociation dérogatoire
et permettre la conclusion d’accords collectifs.
Un accord d’entreprise peut donc, sous certaines conditions, être négocié par :
des
représentants
élus du personnel mandatés par une organisation syndicale représentative au niveau de l’entreprise, de la branche ou national ;
⚠️
Attention
: en principe, c’est de la responsabilité de l’employeur d’organiser et d'initier la négociation collective. À défaut d’initiative de sa part, les organisations syndicales ou leurs représentants en entreprise peuvent prendre l’initiative de sa mise en œuvre.
Quelle est la fréquence de la négociation collective ?
L’ordonnance relative au
renforcement de la négociation collective
a conservé la distinction entre la
négociation collective obligatoire
et facultative.
En effet, le Code du travail fixe la
périodicité
et le
contenu
de certaines négociations collectives obligatoires : la liste des thèmes abordés varie en fonction des niveaux de négociation.
Périodicité des négociations de branche
Au niveau de la branche, la
négociation collective
doit être engagée au moins
une fois tous les 4 ans
pour aborder :
la
rémunération
(salaires, temps de travail, etc.) ;
les mesures visant à assurer
l’égalité professionnelle
entre les femmes et les hommes et les mesures de rattrapage tendant à remédier aux inégalités constatées ;
les
conditions de travail
, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) et la prise en compte des effets de l’exposition aux facteurs de risques professionnels ;
l’insertion professionnelle
et le maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés ;
les priorités, les objectifs et les moyens de la
formation professionnelle
des salariés.
Le respect de cette périodicité permet de garantir un
cadre uniforme pour l’ensemble des travailleurs
appartenant à la même branche.
⚠️
Attention :
depuis le 26 octobre 2025, les entreprises d'au moins 300 salariés ont une
nouvelle obligation
: négocier tous les 3 ans (ou 4 ans maximum) sur l'emploi des salariés seniors, conformément à la loi portant transposition des ANI en faveur de l'emploi des salariés expérimentés.
Fréquence des négociations d’entreprise
En revanche, au
niveau de l’entreprise
, si elle compte au moins une section syndicale d’organisation représentative, la
négociation
doit s’engager
chaque année
(à défaut d’accord) sur :
la
rémunération
, notamment les salaires effectifs, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise ;
l’
égalité professionnelle
entre les femmes et les hommes, portant sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération ;
la
qualité de vie
et des conditions de travail.
Tableau récapitulatif de la fréquence et périodicité de la négociation collective
Niveau
Fréquence
Thèmes obligatoires
Entreprises concernées
Branche professionnelle
Tous les 4 ans
• Rémunération (salaires, temps de travail) • Égalité professionnelle femmes-hommes • Conditions de travail et GPEC • Insertion et maintien des travailleurs handicapés • Formation professionnelle
Toutes les branches
Entreprise (standard)
Chaque année
• Rémunération (salaires, temps de travail, partage VA) • Égalité professionnelle (écarts de rémunération) • Qualité de vie et conditions de travail (QVCT)
Entreprises avec ≥ 1 section syndicale représentative
Entreprise (seniors)
Tous les 3 ans (ou 4 ans max)
• Emploi et travail des salariés expérimentés (seniors) • Amélioration des conditions de travail des seniors
Un
accord collectif
est un texte négocié et signé entre l’employeur et les représentants des salariés (syndicats). En pratique, lorsque l’une ou l’autre des deux parties souhaitent faire disparaître ce type de contrat, elles peuvent procéder à la
dénonciation de l’accord collectif
.
Un syndicat a pour rôle de
défendre les droits et les intérêts des salariés
qu’il représente. Élu lors des élections professionnelles, il a toute sa place dans le dialogue social et les relations avec les instances dirigeantes.
Une
convention collective
permet généralement d’établir des
conditions plus favorables pour les travailleurs d’un secteur d’activité
que celles prévues par la loi.
En se soustrayant aux obligations prévues, l'employeur
risque des sanctions administratives
ainsi qu’un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amendes.
Oui, c’est possible de négocier un
accord dans une entreprise de moins de 11 salariés
. Depuis les ordonnances du 22 septembre 2017, l’entreprise peut proposer à ses collaborateurs d’organiser un référendum pour qu’ils s’expriment leurs avis sur les sujets ouverts à la négociation.