Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
congé sans
solde
est une
absence non rémunérée
reposant uniquement sur un accord entre le salarié et l’employeur.
Il entraîne la
suspension du contrat de travail
, sans maintien de salaire ni acquisition de droits à congés payés ou d’ancienneté.
Aucune procédure légale n’est imposée
, mais il est fortement recommandé de formaliser les modalités par écrit.
Ce congé n’ouvre pas droit aux
allocations chômage
, sauf rupture effective du contrat de travail.
Les salariés peuvent être amenés à s’absenter de leur entreprise pour des motifs variés, qu’ils soient d’ordre professionnel ou personnel. À ce titre,
différents types de congés existent
pour répondre à ces besoins.
Le
congé sans solde
s’inscrit dans ce cadre. Il permet au salarié de suspendre temporairement son contrat de travail pour convenance personnelle, pour une durée déterminée.
Contrairement à d’autres
congés
prévus par la loi, le congé sans solde ne fait l'objet d’
aucune réglementation spécifique
dans le Code du travail. Il repose exclusivement sur un
accord de gré à gré
entre le salarié et l’employeur, qui en fixent librement les modalités.
Qu'est-ce que le congé sans solde ?
Le congé sans solde est une
période d’absence non rémunérée
accordée au salarié pour
convenance personnelle
. Il lui permet de suspendre temporairement son activité afin de se consacrer à un
projet de son choix
: création d’entreprise, voyage, garde d’enfants, engagement associatif, etc.
Tous les salariés peuvent, en principe, solliciter un congé sans solde, qu’ils soient en CDI, en CDD ou à
temps partiel
. Pendant cette période,
le
contrat de travail est suspendu
: le salarié ne perçoit pas de rémunération, mais reste
lié à son employeur
et conserve son obligation de loyauté (et de non-concurrence, le cas échéant)
💡
Bon à savoir
: si l'absence envisagée par le salarié est de longue durée (entre 6 et 11 mois), il est souvent plus pertinent de l'orienter vers un
congé sabbatique
. Bien que ce congé exige des conditions d'ancienneté (36 mois), il s'agit d'un dispositif légal très encadré qui offre un cadre juridique beaucoup plus protecteur et transparent pour l'employeur comme pour le salarié, notamment concernant la garantie de réintégration.
Par ailleurs, les
salariés de moins de 21 ans
bénéficient d’un dispositif spécifique leur permettant de prendre jusqu’à
30 jours ouvrables de congés supplémentaires non rémunérés
, en complément des congés payés annuels, sans condition d’ancienneté. Dans ce cas, l’employeur ne peut pas refuser la demande. En revanche, ces jours ne donnent lieu à aucune rémunération.
📌
Exemple
: un salarié peut demander un congé sans solde pour
organiser un déménagement
, notamment lorsqu’il ne dispose plus de
congés payés
et qu’aucune disposition conventionnelle ne prévoit de
congé de déménagement
.
Comment bénéficier du congé sans solde ?
Bien qu'il offre une grande souplesse, la demande et la mise en place d'un congé sans solde nécessitent de suivre quelques
bonnes pratiques pour sécuriser la démarche.
Absence de cadre légal
Le congé sans solde présente une particularité essentielle : il n’est pas encadré par le Code du travail.
Aucune procédure spécifique
n’est donc imposée.
Toutefois, la première étape est de consulter la
convention collective
ou
l'accord d’entreprise applicable
. Ces textes peuvent prévoir des
règles spécifiques
encadrant sa mise en place (ancienneté requise, délai de prévenance, durée maximale). Le cas échéant, le salarié et l’employeur doivent impérativement s’y conformer.
En l’absence de dispositions conventionnelles, le salarié est
libre d'informer son employeur de son souhait
par tout moyen.
💡
Bon à savoir
: aucun délai de préavis n’est légalement imposé pour formuler une demande de congé sans solde.
Formalisation de l’accord
Parce qu'il ne repose sur aucun droit absolu,
la demande de congé sans solde peut être refusée par l'employeur
. Il ne peut être pris sans son consentement exprès.
Bien que la loi n’impose pas d'écrit, il est
fortement recommandé de formaliser cet accord par un avenant ou une lettre signée
par les deux parties. Cela permet de sécuriser la situation juridique et de prévenir tout litige. Ce document doit préciser :
la durée du congé ;
les conditions de reprise du travail ;
les modalités de renouvellement éventuel.
💡
Bon à savoir
: le salarié en congé sans solde ne peut pas percevoir d’allocations chômage. La suspension du contrat ne constitue pas une perte d’emploi involontaire ouvrant droit à une indemnisation.
Quelles sont les obligations de l’employeur en matière de rémunération ?
La mise en place d'un congé sans solde entraîne des conséquences directes sur la
gestion de la paie
et
suspend l'acquisition de la plupart des droits sociaux
du salarié.
Suspension de la rémunération
Pendant toute la durée du congé sans solde,
la rémunération du salarié est suspendue
jusqu’à son retour dans l’entreprise. L’employeur n’est donc tenu à aucun versement de salaire durant cette période.
⚠️
Attention
: le congé sans solde est une absence non rémunérée qui doit apparaître distinctement sur le
bulletin de paie
(généralement sous la forme d'une déduction d'absence). Il doit également être correctement déclaré dans la DSN (Déclaration Sociale Nominative).
Conséquences sur les droits du salarié
Contrairement à certains congés prévus par la loi, le congé sans solde n’est pas assimilé à du
temps de travail effectif
. Par conséquent :
il ne permet pas d'acquérir de droits à
congés payés
ni de jours de
RTT
durant la période d'absence ;
la durée du congé n’est en principe pas prise en compte pour le
calcul de l’ancienneté
du salarié, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
Le salarié peut, s’il le souhaite,
financer tout ou partie de son congé sans solde
en mobilisant les droits acquis sur son
Compte Épargne Temps
(CET), à condition que ce dispositif soit prévu par un accord au sein de l’entreprise.
💡
Bon à savoir
: gérer les déductions d'absences et mettre à jour la DSN peut s'avérer complexe manuellement. Un
logiciel SIRH
automatise le calcul de la retenue sur salaire
et
actualise vos déclarations sociales
en quelques clics.
Incidence du congé sans solde sur la protection sociale
Pendant le congé sans solde, le salarié
ne cotise plus à la sécurité sociale
, puisque le versement du salaire est suspendu. Cette situation entraîne plusieurs conséquences :
En matière de retraite :
la période de congé sans solde
n'est pas prise en compte
pour le calcul des droits à la retraite ;
le salarié peut néanmoins
racheter des trimestres
auprès de l'Assurance retraite, sous conditions.
En matière de santé :
le salarié
conserve ses droits
à l'assurance maladie pendant
12 mois
maximum après le début du congé sans solde ;
au-delà de cette période, il peut être affilié à la Protection Universelle Maladie (PUMa).
En cas d'accident ou de maladie :
durant le congé sans solde, le salarié
ne perçoit aucune indemnité journalière
de la sécurité sociale en cas d'arrêt maladie ;
en cas de difficultés pour se soigner, le salarié peut solliciter l'accompagnement du service social de la CPAM.
💡
Bon à savoir
: si le congé sans solde est financé par le
Compte Épargne Temps (CET)
, le salarié continue de cotiser normalement, comme s'il était en activité.
Envie de limiter les allers-retours liés aux absences ?
En France, le
congé sabbatique
est une
forme d’absence très encadrée
par le Code du travail, notamment en ce qui concerne sa durée : il est généralement accordé pour une période comprise entre
6 et 11 mois.
À l’inverse,
le
congé sans solde est beaucoup plus souple
: il peut être demandé pour des motifs variés, sans condition légale préalable, et sa durée est librement fixée d’un commun accord.
Oui, l’employeur peut mettre en place une politique interne de
gestion des congés
sans solde. Cependant, il est indispensable de vérifier au préalable si une
convention collective est applicable à l’entreprise
, car celle-ci peut prévoir des dispositions spécifiques relatives aux conditions de demande, aux délais à respecter ainsi qu’aux modalités d’acceptation ou de refus de ces congés.
Oui, tout à fait. Cette
absence pour convenances personnelles
offre une
grande liberté d’utilisation
: le salarié peut notamment l’utiliser pour s’occuper d’un enfant, voyager, ou encore développer un projet professionnel, comme la création d’une entreprise ou une reconversion. Attention toutefois : le salarié reste tenu à une
obligation de loyauté et de non-concurrence
envers son employeur pendant toute la durée du congé.
Le
versement du salaire
est
suspendu
pendant toute la durée du congé sans solde, et cette absence est clairement mentionnée sur la fiche de paie. Le contrat de travail étant suspendu, le salarié n’acquiert pas de droits à congés payés durant cette période. Cette situation a donc une incidence directe sur le calcul des
indemnités de congés payés
.
À l’issue du congé sans solde, le salarié est en principe
réintégré dans son poste d’origine
ou équivalent, assorti d’une
rémunération au moins équivalente.
Toutefois, selon la durée de l’absence, certains droits peuvent être affectés : l’acquisition de
l’ancienneté
ainsi que de certains
avantages
, comme les jours de
RTT
, peut être suspendue pendant toute la durée du congé.
En principe, le salarié ne peut pas
imposer un retour anticipé
à son employeur. Une fois l'accord conclu et les dates fixées, les deux parties sont engagées. Toutefois, si le salarié souhaite écourter son absence (par exemple suite à un changement de projet personnel), il peut en faire la
demande
à son employeur. Ce dernier reste totalement libre d'accepter ou de refuser cette réintégration anticipée. S'il refuse, le salarié devra patienter jusqu'à la date de fin initialement prévue.