Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
En entreprise, la
réduction du temps de travail (RTT)
permet aux salariés de bénéficier de jours (ou heures) de repos lorsqu’ils effectuent des heures supplémentaires
au-delà de la durée légale hebdomadaire de 35 heures
. Mais dans certains cas, l’employeur peut imposer ces jours : on parle alors de
RTT employeur
.
Comment les calculer ? Les
RTT employeur, sont-elles obligatoires
?
PayFit
vous propose un guide complet pour assurer une meilleure gestion du
temps de travail
au sein d’une entreprise.
Qu’est-ce que la RTT et dans quel cadre s’applique-t-elle ?
La RTT est un dispositif mis en place par le Code du travail pour compenser le temps de travail effectué entre 35 et 39 heures hebdomadaires. On parle aussi de JRTT (Jours de RTT) puisqu’il prend la forme de journées ou de demi-journées de repos.
ℹ️
Important
: une entreprise peut prévoir l’acquisition de jours de RTT uniquement si sa
convention collective
ou un accord d’entreprise qui lui est applicable l’y autorise.
Depuis la loi du 20 août 2008,
il n’est plus possible de signer de nouvelles conventions RTT
. Les accords antérieurs demeurent applicables, mais les dispositifs similaires conclus après cette date entrent dans le cadre de l’
aménagement du temps de travail
fixé par la loi.
⚠️
Attention
: même si certains accords récents sont encore appelés “RTT”, leur calcul, leurs critères de prise et de rémunération diffèrent des régimes initiaux. C’est uniquement par habitude que ces aménagements du temps de travail continuent à être appelés RTT.
Voici d’ailleurs un tableau comparatif des RTT avant et après 2008 :
Période
Base légale
Fonction principale
Modalités d’application
Avant 2008
Accords collectifs RTT
Compenser le travail entre 35 h et 39 h hebdomadaires
Attribution de jours de repos selon un régime dédié (RTT “historiques”)
Après 2008
Aménagement du temps de travail (Code du travail)
Gérer les dépassements d’horaires selon l’organisation interne
Calcul et rémunération intégrés aux règles d’aménagement du temps
Qu’est-ce qu’un RTT employeur ?
Il existe deux types de jours de RTT :
RTT salarié
: le collaborateur peut poser librement ces journées ou demi-journées de repos, sous réserve d’accord de son supérieur hiérarchique ;
RTT employeur
: c’est l’entreprise qui impose ces temps de repos et fixe les dates de prise des journées.
Le salarié ne peut pas refuser les RTT employeur
. De même, lorsqu’il souhaite poser un JRTT salarié, l’employeur peut en refuser la prise, si l’absence nuit à la bonne organisation de l’activité.
💡
Bon à savoir
: la loi ne fixe aucune répartition précise entre RTT salarié et RTT employeur, cela dépend des conventions collectives ou accords d’entreprise.
Comment l’employeur peut-il imposer des jours de RTT ?
Bien que l’utilisation des RTT employeur dépende toujours de l’accord ou de la convention collective applicable, plusieurs règles sont fréquentes :
il faut respecter un
délai de prévenance
(quelques jours avant la date imposée) : il est généralement de 7 jours, même si certains accords le raccourcissent (à 3 jours par exemple) pour adapter le
planning des congés
aux besoins opérationnels de l’entreprise, tandis que d’autres, notamment dans le secteur tertiaire, imposent une durée de prévenance plus longue ;
la
consultation éventuelle
du
CSE
(Comité Social et Économique) avant de fixer les JRTT ;
il est
impossible de supprimer les RTT acquis
, sauf si l’accord prévoit leur perte lorsqu’ils ne sont pas posés dans la période impartie.
💡
Bon à savoir
: certains accords permettent de transférer les jours non utilisés vers un
CET
(Compte Épargne Temps) pour les utiliser plus tard ou obtenir une compensation.
⚠️
Attention
: si un RTT employeur tombe durant un arrêt-maladie, il n’est en principe pas reporté automatiquement. Selon l’accord collectif, ce droit peut être perdu ou, au contraire, récupéré plus tard. L’employeur doit appliquer les conditions prévues par l’accord applicable dans l’entreprise.
Comment calculer les jours de RTT employeur ?
Le
calcul des RTT
dépend de la méthode prévue par l’accord collectif. Deux systèmes existent :
Méthode
Fonction
Particularités
Acquisition au réel
Prise en compte de toutes les heures effectuées au-delà d’une durée de référence (souvent par semaine)
Les absences injustifiées réduisent le nombre de RTT
Acquisition forfaitaire
Attribution d’un nombre fixe de jours de RTT par an
Le temps de présence n’impacte pas les droits acquis
Que vous appliquiez la méthode au réel ou la méthode forfaitaire, le
simulateur de RTT employeur
ci-dessous vous permet d'obtenir une estimation rapide du nombre de jours de RTT à attribuer à vos salariés. Indiquez simplement le type de forfait (heures ou jours), l'année de référence et le niveau de précision souhaité.
Niveau de simulation
Niveau de simulation
Calcul rapide sur l’année complète, sans personnalisation.
Type de forfait
Type de forfait
Salarié dont la durée de travail dépasse 35h/semaine (ex : 37h, 39h).
Année de référence
Année
⚠️
Attention
: cette estimation ne se substitue pas aux modalités prévues par votre convention collective. Pensez à vérifier la répartition entre RTT salarié et RTT employeur définie dans votre entreprise avant de fixer les jours imposés.
Par exemple, dans la
convention Syntec
, les salariés en forfait jours reçoivent un nombre fixe de JRTT (10-12 jours/an), alors que ceux en forfait heures les acquièrent selon leurs heures travaillées au-delà de 35h, soit la durée hebdomadaire de référence.
Quel est l’impact des RTT employeur sur la fiche de paie ?
Sur ce document,
aucune distinction n’est faite entre RTT salarié et RTT employeur
. Comme pour les
congés payés
, le bulletin de paie d’un salarié concerné par la RTT doit mentionner :
la période d’acquisition fixée par l’accord ;
le compteur de jours acquis, pris et restants.
⚠️
Attention
: lors d’une rupture de contrat de travail, les jours de RTT acquis et non-pris doivent être payés au salarié ou posés pendant le préavis.
💡
Bon à savoir
: il existe des
logiciels de paie
qui permettent d'indiquer si un contrat prévoit des jours de RTT. L’outil PayFit inclut un décompte automatisé des jours de RTT, au mois ou à l'année, les
demandes de congé
des salariés, comme l'imposition par l'entreprise de jours de RTT, grâce à ce type de plateforme centralisée.
Quelle est la différence entre RTT et congés payés ?
Il est fréquent de confondre RTT et congés payés. Pourtant, ces deux dispositifs n’ont ni la même base légale ni le même fonctionnement :
les
congés
payés découlent du Code du travail
et offrent 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 5 semaines par an ;
les
RTT compensent un temps de travail supplémentaire
au-delà de 35 h et dépendent d’un accord collectif.
Autre différence : les
congés payés concernent tous les salariés
, tandis que les RTT ne s’appliquent qu’aux entreprises ayant prévu ce dispositif et qu’aux collaborateurs travaillant au-delà de la durée légale autorisée (35 heures par semaine).
Envie de limiter les allers-retours liés aux absences ?
Non, sauf en cas de circonstances exceptionnelles qui empêcheraient le respect du délai. En pratique, les conventions applicables fixent presque toujours une durée de prévenance afin que le salarié puisse s’organiser (généralement 7 jours, parfois plus ou moins, selon le secteur). Si le collaborateur n’est pas prévenu à temps, l’imposition des RTT peut être contestée.
Oui, une journée de RTT, qu’elle soit posée à l’initiative du salarié ou imposée par l’employeur, est
considérée comme du temps de repos payé
. Le salarié conserve donc son salaire habituel, comme pour un congé. Ces jours de repos acquis apparaissent dans le compteur du bulletin de paie, mais n’entraînent aucune diminution de rémunération.
Non, un RTT employeur est obligatoire dès lors qu’il est fixé dans le respect des règles applicables (accord collectif, délai de prévenance, consultation du CSE le cas échéant). Le salarié n’a pas la possibilité de le refuser, sauf si les conditions prévues par la loi ou la convention n’ont pas été respectées. Dans ce cas, il peut saisir les représentants du personnel ou, en dernier recours, le conseil de prud’hommes. En revanche, il est possible de faire
don de ses RTT
.