Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L'indemnisation d'une note de frais
repose sur un principe essentiel : toute dépense doit être justifiée, raisonnable et engagée dans l'intérêt direct de l'entreprise.
Pour procéder au remboursement de son collaborateur, l'employeur peut opter pour le
paiement au réel de la somme exacte avancée
ou pour le
versement d'une allocation forfaitaire
.
Ces remboursements sont totalement
exonérés de cotisations sociales
, sous réserve de respecter les plafonds annuels fixés par l'URSSAF.
Pour simplifier la comptabilité et sécuriser la récupération de la TVA, l’utilisation d'un
logiciel dédié
est recommandée.
Les
frais d’hébergement, de transport ou de repas
font partie du quotidien de nombreuses activités professionnelles. À chaque déplacement ou mission, vos collaborateurs peuvent être amenés à avancer certaines dépenses pour le compte de l’entreprise. Pour
obtenir leur remboursement
, ils doivent alors transmettre une
note de frais
détaillant la
nature
, le
montant
et le
contexte
de chaque dépense, accompagnée des justificatifs nécessaires.
Mais toutes les dépenses engagées ne peuvent pas être remboursées automatiquement. Pour être prises en charge, elles doivent
répondre à plusieurs conditions
, s'inscrire dans un
cadre légal et comptable.
Quelles sont les conditions de remboursement des notes des frais ?
En principe,
l’employeur a l’obligation légale de rembourser les frais engagés par le salarié
, dès lors qu’ils ont été exposés pour les besoins stricts de l’activité professionnelle. À l’inverse, toute dépense à caractère strictement personnel ne peut en aucun cas être prise en charge par l’entreprise.
Pour être remboursée, une dépense doit toutefois remplir
trois conditions essentielles
:
avoir un caractère professionnel
: elle doit être engagée dans l’intérêt de l’entreprise et être liée à l’exercice des fonctions du salarié ;
être proportionnée
: le montant doit rester raisonnable au regard de la mission ou du déplacement effectué ;
être justifiée
: la dépense doit pouvoir être prouvée à l’aide d’un document comptable conforme.
Quelles différences entre le remboursement au réel ou au forfait ?
Pour indemniser le salarié, l'employeur dispose de deux modes de calcul : le
paiement au réel
ou le versement d'une
allocation forfaitaire
.
Critère d’évaluation
Remboursement au réel
Remboursement au forfait
Principe
Remboursement exact de la dépense au centime près.
Versement d’une allocation fixe selon le barème URSSAF.
Justificatifs
Obligatoires (facture ou reçu détaillé avec TVA).
Non exigés (la preuve du déplacement suffit).
Avantage Salarié
Aucune perte financière si la dépense est élevée.
Conserve la différence s’il dépense moins que le forfait, à condition que le déplacement soit réel et justifié.
Avantage Employeur
Récupération de la TVA possible.
Simplification comptable importante : pas de gestion des justificatifs détaillés.
Le remboursement au réel
Dans ce cas de figure,
l'entreprise rembourse au centime près la somme avancée par le salarié,
en s'appuyant sur le
justificatif
fourni. Ce mode de fonctionnement est parfois imposé par la loi, certaines catégories de dépenses ne pouvant être remboursées qu'au réel, telles que :
les
frais liés au télétravail
(équipement, etc.) ;
les
frais liés aux outils numériques professionnels
(téléphone, internet, équipement informatique) ;
les
frais de déménagement
liés à une mobilité professionnelle imposée ;
les
frais des salariés détachés à l'étranger
.
Le remboursement au forfait
L’employeur verse une somme fixe correspondant aux barèmes définis par l’URSSAF
. Si le salarié dépense plus que le forfait alloué, la différence reste à sa charge. Attention toutefois, tout versement dépassant les plafonds légaux de l'URSSAF sera considéré comme un
avantage en nature
et soumis aux cotisations sociales.
💡
Bon à savoir :
les dirigeants d'entreprise (présidents de SAS, gérants majoritaires) ne peuvent pas bénéficier du système au forfait pour leurs repas ou petits déplacements, et doivent obligatoirement être remboursés au réel.
Si vous optez pour le forfait, voici les
barèmes de référence pour l'année 2026
.
Type de frais professionnels
Montant forfaitaire maximum 2026
Conditions d’application
Titres-restaurant
7,32 €
Plafond d’exonération URSSAF pour la part employeur (soit une valeur faciale maximale de 12,20 € pour bénéficier de la part employeur de 60 % entièrement exonérée).
Repas en petit déplacement (restaurant)
21,40 € / repas
Collaborateur contraint de prendre son repas hors des locaux de l’entreprise.
Repas en petit déplacement (hors restaurant / collation)
10,40 € / repas
Repas pris sur chantier ou en déplacement sans contrainte de restauration assise.
Repas sur le lieu de travail
7,50 € / repas
Salarié contraint de se restaurer sur son lieu de travail à cause d’horaires spécifiques (nuit, décalé…).
⚠️
Attention
: si l'employeur dépasse ces seuils, l'excédent est soumis aux cotisations sociales.
Comment rembourser les indemnités kilométriques en 2026 ?
Lorsqu'un salarié utilise son véhicule personnel à des fins professionnelles, il a droit à des
indemnités kilométriques
. Le montant remboursé dépend de la puissance fiscale du véhicule et de la distance annuelle parcourue (d).
Barème URSSAF d'exonération des indemnités kilométriques 2026 (véhicules thermiques) :
Puissance fiscale
Jusqu’à 5 000 km
De 5 001 à 20 000 km
Au-delà de 20 000 km
3 chevaux fiscaux (CV) et moins
d × 0,529
(d × 0,316) + 1 065
d × 0,370
4 CV
d × 0,606
(d × 0,340) + 1 330
d × 0,407
5 CV
d × 0,636
(d × 0,357) + 1 395
d × 0,427
6 CV
d × 0,665
(d × 0,374) + 1 457
d × 0,447
7 CV et plus
d × 0,697
(d × 0,394) + 1 515
d × 0,470
💡
Bon à savoir :
les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une
majoration de 20 %
sur le montant de ces frais de déplacement.
Comment transmettre et rembourser les notes de frais ?
La note de frais constitue le justificatif interne permettant à l’employeur de vérifier la réalité de la dépense et de procéder à sa comptabilisation. Bien que le Code du travail n’impose pas de format unique, certaines mentions et pièces sont exigées en cas de contrôle URSSAF.
Contenu de la note de frais
Le Code du travail n’impose pas un format unique pour la
rédaction d’une note de frais,
mais
certaines mentions sont nécessaires
selon la nature de la dépense. L’employeur doit pouvoir justifier les frais en cas de contrôle, notamment auprès de l’URSSAF ;
repas professionnels
: la
note de frais de restauration
doit indiquer le lieu de restauration, la date, le montant, ainsi que le nom des convives (clients, partenaires ou collaborateurs).
indemnités kilométriques
: les
notes de frais kilométriques
doivent figurer le motif du déplacement, le lieu de mission, le nombre de kilomètres parcourus et les informations du véhicule utilisé (notamment la carte grise).
frais d’hébergement
: un justificatif doit permettre de démontrer la réalité du déplacement, notamment la distance ou le temps de trajet entre le domicile et le lieu de mission.
Pour faciliter le traitement des demandes, l’entreprise peut mettre à disposition un
modèle de note de frais
standardisé
ou une
fiche de remboursement préremplie
, afin d’harmoniser les informations transmises.
💡
Bon à savoir :
il est recommandé de fixer un délai interne pour la transmission des notes de frais afin de faciliter leur traitement comptable et administratif.
Pièces justificatives admissibles
Pour garantir la conformité fiscale, le collaborateur doit fournir un
reçu
ou une
facture
comportant : le
nom du fournisseur
, la
date
, le
montant HT/TTC
et le
taux de TVA.
Exceptionnellement, si le reçu est perdu ou irrécupérable, une attestation sur l'honneur peut parfois faire office de justificatif (à utiliser avec parcimonie).
Si la loi n'impose pas de
délai légal strict pour le remboursement des notes de frais
, un traitement dans les
30 jours suivant la réception des pièces
est fortement recommandé. En pratique, ce remboursement intervient souvent à la
date de versement du salaire
mensuel et doit figurer distinctement sur le bulletin de paie dans la section non soumise à cotisations.
Comment mettre en place une politique interne de gestion des notes de frais ?
La
gestion des notes de frais
est souvent source de tensions, d'erreurs comptables et d'une perte de temps considérable.
Rédiger une charte des frais professionnels
Pour cadrer les pratiques, il est conseillé de rédiger une
note de service
(ou politique de notes de frais)
précisant les règles internes
:
catégories de dépenses autorisées ;
plafonds appliqués ;
procédures d'approbation ;
délais limites pour transmettre un justificatif.
Automatiser via un logiciel SIRH ou de paie
Pour en finir avec les ressaisies interminables, l'adoption d'un
outil d'automatisation
simplifie considérablement
la gestion. Un
logiciel de gestion des notes de frais
relié à votre système de paie permet au salarié de scanner son reçu directement via son smartphone. L'outil extrait les montants et la TVA, demande la validation du manager et injecte la donnée validée directement dans la comptabilité et sur le bulletin de salaire. Cela représente un
gain de productivité réel
et une réduction des erreurs.
Besoin de centraliser la gestion des notes de frais ?
Tous les frais liés à l’activité professionnelle
et
servant les intérêts directs de l’entreprise
peuvent être remboursables : transport, repas, hébergement. Ils doivent être justifiés, proportionnés et contribuer aux fonctions du salarié. Pour éviter les
erreurs sur les notes de frais
,
vous pouvez vous fier à un
logiciel dédié
.
Oui,
à condition qu’une politique interne impose ce délai
, au-delà duquel l’employeur est en droit de refuser le remboursement. Sinon, le délai de prescription de demande de remboursement d’une note de frais est de
3 ans
.
Oui, ils peuvent y figurer lorsqu’ils sont
versés en même temps que le salaire
, généralement en fin de mois. Les
notes de frais sur les fiches de paie
apparaissent alors sur une ligne distincte, souvent intitulée “Indemnité de notes de frais”.
Il s’agit d’un
remboursement de dépenses professionnelles
et non d’un élément de rémunération. À ce titre, il n’est pas soumis aux cotisations sociales, à condition que les montants respectent les plafonds et règles fixés par l’URSSAF.
La
comptabilisation des notes de frais
représente pour l’entreprise un
enjeu à la fois financier, fiscal et organisationnel
. Elles permettent d’encadrer et de contrôler les dépenses professionnelles des salariés tout en assurant une gestion rigoureuse des coûts. Sur le plan fiscal, elles peuvent
ouvrir droit à la récupération de la TVA
sur certaines dépenses, à condition que les justificatifs soient conformes et correctement libellés.
Elles impliquent également un
enjeu de conformité
, notamment pour éviter les abus, les doublons ou les fraudes (comme le cumul de remboursements et d’avantages types titres-restaurant). Enfin, leur bonne gestion est essentielle pour assurer la
traçabilité des dépenses
et
respecter les obligations légales de conservation
des pièces comptables, tout en maintenant une organisation administrative efficace.
Si un
justificatif de note de frais
est égaré, le collaborateur peut tenter de demander un
duplicata
au commerçant. Si cela est impossible, il peut exceptionnellement fournir une
attestation sur l'honneur
détaillant la nature et le montant de la dépense.
Cette pratique doit toutefois rester exceptionnelle
: en l'absence de facture officielle, l'entreprise ne pourra pas récupérer la
TVA sur la note de frais
et s'expose à un redressement en cas de contrôle URSSAF si la pratique est trop fréquente.
Les entreprises ont l'obligation légale de
conserver les pièces comptables justificatives
(factures, reçus)
durant
10 ans
à compter de la clôture de l'exercice comptable. L'archivage peut se faire au format papier ou numérique, à la condition expresse que la version numérisée respecte les règles strictes de l'archivage à valeur probante (garantissant l'intégrité et la pérennité du document).