Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Avant d’embaucher un salarié, une entreprise diffuse une offre d’emploi à laquelle les candidats postulent. Plusieurs
entretiens d’embauche
peuvent, ensuite, avoir lieu afin de cerner les qualités professionnelles de chacun.
Ainsi, dans le
processus de recrutement
, une fois le candidat choisi, l’entreprise peut lui envoyer ce que l’on appelle traditionnellement une
promesse d’embauche dont la valeur juridique
a été précisée ces dernières années.
Mais alors quelle est la valeur juridique d’une promesse d’embauche ? PayFit vous explique.
Quelle était la valeur juridique de la promesse d’embauche avant 2017 ?
La promesse d’embauche, distinguée des
pourparlers ou négociations
qui précèdent la conclusion d’un
contrat de travail
, s'analysait en un acte par lequel
un employeur s'engage à embaucher un candida
t. Dès lors, elle n’était pas une simple
“offre vague”
.
Traditionnellement, les juges considéraient que la
promesse d'embauche
signée par les deux parties, précisant
l'emploi proposé
, la
date d'entrée en fonction
et la
rémunération
, valait
contrat de travail.
La
rupture d'une promesse d'embauche
s'analysait en un
licenciement sans cause réelle et sérieuse
. L'employeur ne pouvait retirer une promesse d'embauche, y compris si le candidat ne l'avait pas encore acceptée.
Le candidat se retrouvait ainsi lié par un engagement sans y consentir, ce qui présentait pour lui un
inconvénient majeur
.
Tenant compte de la
réforme du droit des contrats
, les juges ont ainsi apporté des précisions concernant la
valeur juridique de la promesse d’embauche
.
Mais alors que vaut une promesse d’embauche à présent ?
l’
offre de contrat de travail
est l'acte par lequel l'employeur propose un
engagement
précisant l'emploi, la rémunération et la date d'entrée en fonction et exprime
sa volonté d'être lié en cas d'acceptation
. Il s’agit d’une
simple proposition d'embauche
que l'employeur ou le candidat peuvent ne pas conclure ;
quant à la
promesse unilatérale de contrat de travail
, il s’agit d’un acte par lequel l’employeur accorde au candidat retenu, le droit d’opter pour la
conclusion d’un contrat de travail
.Dans cet acte, figurent l’emploi, la rémunération et la date d’entrée en fonction et il ne manque plus que le
consentement du bénéficiaire
(sa signature).
Bien que ces actes paraissent similaires, une différence est à souligner concernant les
conséquences
qu’ils engendrent pour l’employeur. En effet, l’offre de contrat de travail n’est qu’une
simple proposition unilatérale
ne liant le candidat qu’une fois qu’il a accepté. Quant à la promesse unilatérale, elle exprime le
consentement définitif de l’employeur
qui s’en trouve ainsi lié et ne peut librement s’en détacher
sans conséquences.
Offre et promesse unilatérale de contrat de travail : quelle rétractation ?
La valeur juridique de la promesse d’embauche et les conséquences juridiques qu’elle emporte ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit d’une offre de contrat de travail ou d’une promesse unilatérale de contrat de travail :
concernant
l’offre de contrat de travail
, le candidat peut l’accepter ou la refuser avant la
fin du délai fixé
par l’employeur. L'employeur peut également librement retirer son offre avant qu’elle ne parvienne à son destinataire. En revanche, si la
rétractation
a lieu pendant le délai laissé au candidat pour accepter l'offre, l’employeur peut être condamné à lui verser des
dommages-intérêts
;
quant à la
promesse unilatérale de contrat de travail
,celle-ci vaut
contrat de travail
. La rétractation de l’employeur s’analyse donc en un
licenciement sans cause réelle et sérieuse
.
💡 Bon à savoir
: quand des
pourparlers
se poursuivent après la proposition d’embauche faite au salarié sur la détermination de la
part variable de la rémunération
, on ne parle pas de promesse unilatérale de contrat de travail.
Comment s’assurer de la valeur juridique d’une promesse d’embauche ?
Généralement écrite, il n’existe pour autant
pas de forme obligatoire
de la promesse d’embauche. Elle doit, toutefois, être claire, précise et adressée à une personne déterminée.
Concernant les mentions, le
Code du travail
n’indique pas de mentions obligatoires.
On considère, toutefois, que la promesse d’embauche ne précisant
ni rémunération, ni date d’embauche
ne constitue ni une offre de contrat de travail ni une promesse unilatérale de contrat de travail. Est ainsi
dénuée de valeur juridique
, la lettre de promesse d’embauche ne contenant pas ces mentions.
En pratique, la promesse d’embauche contient :
le type de contrat de travail ;
la durée du contrat ;
la date d’embauche ;
le poste ;
le statut ;
la rémunération ;
la convention collective applicable ;
la période d’essai ;
le lieu de travail ;
la mention “
bon pour accord
” suivie de la signature du futur salarié.
Pensez à distinguer l’acte en précisant sa nature. A titre d’exemple, vous pouvez insérer une phrase telle que présentée ici, pour
l’offre de contrat de travail
:
“
Le présent document constitue une offre de contrat de travail par laquelle nous ne serons liés qu'en cas d'acceptation de votre part
.”
ou pour une
promesse unilatérale de contrat de travail
:
“
Le présent document constitue une promesse unilatérale de contrat de travail. Vous disposez d'un droit d'opter pour la conclusion de ce contrat de travail jusqu'à XXX
Vous voudrez bien, pour la bonne forme, nous renvoyer le double de cette lettre revêtu de la formule « Bon pour accord » suivie de votre signature.
Faute de réponse reçue avant le XXX, nous serons en droit de considérer que vous renoncez à ce poste
.”
Si vous souhaitez en savoir plus sur la
rédaction d’une promesse d’embauche
, n’hésitez pas à consulter notre article qui vous explique
comment faire une promesse d’embauche
.