À retenir :
Le
CSE
est l’
unique instance de représentation du personnel
, remplaçant le CE, les DP et le CHSCT.
Sa mise en place est
obligatoire
pour toute
entreprise privée d’au moins 11 salariés
pendant 12 mois consécutifs.
Le CSE assure le
dialogue social
, la
santé,
la
sécurité
et les
conditions de travail
au sein de l’entreprise.
Les
élections du CSE
doivent respecter un
protocole strict
et un
calendrier
défini par la loi.
Le
non-respect de cette obligation
expose l’employeur à des
sanctions pénales et civiles.
Les
ordonnances dites “Macron” du 22 septembre 2017,
ont mis fin aux anciennes instances de représentation du personnel : Délégués du Personnel (
DP
), le Comité d’Entreprise (
CE
) et le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (
CHSCT
).
Ces dernières ont été
fusionnées
pour créer le
Comité Social et Économique (CSE)
, qui constitue désormais
l'unique instance de représentation du personnel dans l’entreprise
.
Comment mettre en place le CSE ? Quelles sont les entreprises concernées ? Quand doit-on mettre en place le CSE ? Qu’en est-il du CSE central et sa mise en place ?
PayFit
vous explique.
Qu’est-ce que le CSE ?
Le
comité social et économique
, dit CSE, est
l’instance unique de représentation du personnel dans l’entreprise
. Il fusionne et remplace toutes les anciennes instances représentatives du personnel : CHSCT, délégué du personnel et comité d’entreprise.
Le
rôle du CSE
dans l’entreprise est
fondamental
. Le comité social et économique est une instance de dialogue entre l’employeur et les salariés de l’entreprise.
Les
attributions du CSE
sont déterminées en fonction de l’effectif de l’entreprise. En pratique, le CSE porte les
réclamations individuelles ou collectives sur les salaires
et l’
application du travail.
Il dispose également d’attributions importantes dans le domaine de la
santé
, la
sécurité
et les
conditions de travail
des salariés de l’entreprise.
Quelles sont les entreprises concernées par la mise en place du CSE ?
La mise en place du comité social et économique est
obligatoire pour l’ensemble des entreprises de droit privé
, dès lors que l’
effectif de l’entreprise
dépasse le
seuil des 11 salariés durant 12 mois consécutifs
. Et ce, quels que soient leurs formes juridiques (SCI, SARL, SAS, SA…) ou leurs secteurs d'activité (commerciale, industrielle, agricole ou libérale).
Dès que ces conditions sont réunies, l’employeur doit prendre l’initiative d’organiser les
élections du CSE
dans l’entreprise.
Les
dispositions relatives au comité social et économique
s’appliquent également :
aux établissements publics à caractère industriel et commercial (
EPIC
) ;
aux établissements publics à caractère administratif (
EPA
) lorsqu’ils emploient du personnel dans les conditions du droit privé.
💡 Bon à savoir
: pour les entreprises d'au moins 50 salariés qui comportent au moins 2 établissements distincts, il est obligatoire de mettre en place des CSE d'établissement et un CSE central d'entreprise.
Modèle de convocation et d'ordre du jour du CSE
Quelle est la composition du CSE ?
La
composition du CSE
est
réglementée par le Code du travail
.
Le CSE est composé :
du
président du CSE,
c’est-à-dire l’employeur ou son représentant ;
d’une
délégation du personnel
composée de
titulaires
et de
suppléants
en nombre égal ;
des
représentants syndicaux
;
d'
intervenants
(médecin ou inspecteur du travail) lorsque les réunions portent sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.
👉 À noter
: dans les CSE central le nombre total des membres ne peut excéder 25 titulaires et 25 suppléants.
Le CSE est mis en place à l’issue des
élections du CSE
dont les modalités sont prévues par un Protocole d’Accord Préélectoral (
PAP
) conclu entre les organisations syndicales et l’employeur.
Dès que l’effectif de l’entreprise atteint 11 salariés durant 12 mois consécutifs, l’employeur a
l’obligation d’organiser les élections
des membres du CSE qui sont
élus pour une durée de 4 ans.
Cette élection est strictement réglementée par le Code du travail, et nécessite de respecter des étapes précises :
1. Déterminer l’effectif et le nombre de sièges à pourvoir
Pour préparer les élections, l’employeur doit préalablement
calculer l’effectif de l’entreprise
afin de déterminer le nombre de sièges à pourvoir au CSE.
L'employeur est ensuite tenu
d’informer les salariés et les organisations syndicales
de l'organisation des élections au
minimum 90 jours avant la tenue des élections
.
Dans le même temps, l’employeur est tenu d’inviter à la négociation du
protocole d’accord préélectoral du CSE
les organisations syndicales représentatives, à savoir celles qui :
sont reconnues
représentatives dans l'entreprise
ou l'établissement ;
ont constitué une
section syndicale
dans l'entreprise ou l'établissement ;
sont
affiliées à une organisation syndicale représentative au niveau national
et
interprofessionnel
.
3. Négocier le protocole d’accord préélectoral
Le
Protocole d'Accord Préélectoral
(PAP) est un
accord négocié avant les élections
entre l'employeur et les syndicats invités afin de
fixer les règles d'organisation du scrutin
. Ce protocole d'accord préélectoral fixe notamment :
💡
Bon à savoir
: un accord collectif concernant la mise en place du CSE est généralement conclu afin de prévoir un calendrier prévisionnel des élections.
4. Déroulement du scrutin
L’employeur est enfin tenu d’
organiser matériellement les élections professionnelles
et mettre en place un
espace
au sein de l'entreprise destiné à accueillir le bureau de vote.
👉 À noter
: le recours au
vote électronique pour les élections du CSE
est également possible.
5. Rédaction du procès-verbal
À la fin du dépouillement, les
sièges à pourvoir au sein du CSE
sont
attribués
aux membres élus titulaires. L’employeur doit alors rédiger un
procès-verbal en deux exemplaires
et proclamer en public les résultats des élections.
Quelles sont les sanctions en cas de non-respect de la mise en place du CSE ?
Dans l’hypothèse où l’employeur qui remplit les conditions liées à l’effectif de l'entreprise
ne respecte pas l'obligation de mise en place du CSE,
ce dernier encourt de nombreuses sanctions.
En l’absence de mise en place du CSE dans l’entreprise, l’employeur peut être pénalement condamné pour
délit d’entrave
. Ce délit est puni d’
un
an d’emprisonnement
et d’une amende de
7 500 €.
Sur le plan civil, l’employeur qui s'oppose à la tenue des élections commet une faute qui engage sa
responsabilité civile
. Cette faute peut entraîner sa condamnation à verser des
dommages et intérêts
aux
syndicats
qui ont sollicité l’organisation des élections, mais également aux
salariés
au titre du préjudice subi, du fait de l'absence de représentation du personnel dans l’entreprise.
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