Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Les
contributions de l’employeur
établi en France participent au développement de la formation professionnelle. Après la promulgation de la
loi “avenir professionnel”
en 2019, la
contribution à la formation professionnelle
a remplacé la notion “participation à la formation professionnelle”.
Quelles sont les règles en matière de
Contribution à la Formation Professionnelle
(CFP)? Quel est le taux, ainsi que l’assiette de la contribution à la formation professionnelle ? On vous répond en détail.
Qu’est-ce que la contribution à la formation professionnelle 2026 ?
Éléments de définition
La
contribution à la formation professionnelle
, ou CFP, est une participation annuelle de l’employeur au financement des actions de formation continue de son personnel. Les contributions de l’entreprise financent des dispositifs de formation pour les demandeurs d’emploi. La majorité des employeurs participe à ce financement social.
Parmi les dispositifs financés par la CFP via les OPCO figure la
période de reconversion
, qui permet aux salariés de suivre une formation certifiante (de 150 à 450 heures) pour changer de métier ou de secteur d'activité. Accessible à tous les salariés, ce dispositif constitue un levier majeur de développement des compétences financé par les contributions patronales.
Si l’entreprise est signataire d’une convention ou d’un
accord collectif
, une contribution conventionnelle supplémentaire lui est demandée. Le paiement de la taxe s’effectue auprès des
OPCO
(OPérateurs de COmpétences). Cette aide permet de
financer l’apprentissage
ou des
organisations syndicales et patronales
, en fonction de la branche de l’entreprise.
L
’assiette de cette contribution
est établie sur le revenu d'activité retenu pour le calcul des
cotisations sociales
. Pour déterminer cette masse salariale brute, il faut déclarer :
toutes les rémunérations imposables versées aux salariés ;
les avantages en nature ;
les primes, les indemnités ou les pourboires ;
les rémunérations versées aux mandataires sociaux affiliés au régime général.
💡
Bon à savoir
: la Contribution Unique à la Formation Professionnelle et à l'Alternance (
CUFPA
) prévoit une exception importante : les entreprises de moins de 11 salariés bénéficient d'une exonération à la contribution de formation professionnelle pour les rémunérations versées aux apprentis.
établissements publics à caractère industriel ou commercial (Epic) ;
sociétés d'économie mixte (exemple : SNCF) ;
régies départementales ou communales dotées de la personnalité morale si elles exercent une activité industrielle ou commerciale ;
établissements d’enseignement privé.
Le versement de cette contribution est dû, quelles que soient l’
activité exercée
(commerce, artisanat, etc.), la
forme juridique
(EURL, GIE, etc.) et la
situation fiscale
de la structure. Elle est indépendante du paiement ou de l’exonération de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les sociétés ou de la
taxe sur les salaires
. Elle ne dépend pas non plus des résultats de l’entreprise en termes de chiffre d’affaires.
À noter que les
travailleurs indépendants
(sous régime de micro-entreprise ou Entrepreneurs individuels (EI)) sont également soumis à cette obligation. Les modalités sont toutefois différentes : lors de la déclaration de son chiffre d’affaires, le micro-entrepreneur doit verser une partie de son montant à l’
URSSAF
pour financer sa propre formation. Le versement de ces contributions individuelles peut ainsi servir à la
formation du conjoint
, si ce dernier est reconnu comme collaborateur de la micro-entreprise.
Pour les indépendants, les modalités de la contribution à la formation professionnelle varient et s'intègrent ainsi dans le cadre plus large des charges de l'entreprise individuelle, avec des montants et conditions spécifiques.
La contribution à la formation professionnelle figure parmi vos obligations annuelles incontournables. Elle s'inscrit dans un ensemble plus large d'échéances RH et paie que vous devez respecter tout au long de l'année : index égalité professionnelle (1er mars), DOETH (31 mai), entretiens professionnels, NAO... Un calendrier des échéances paie et RH vous permet de visualiser toutes ces deadlines et d'organiser votre année en conséquence.
Comment déclarer sa contribution à la formation professionnelle ?
La Déclaration sociale nominative (DSN)
Selon le Code de la Sécurité sociale, l’employeur renseigne mensuellement sa CFP sur la
Déclaration Sociale Nominative
(DSN). Cette déclaration s’effectue en ligne sur le site
net-entreprises.fr
à partir du logiciel qui édite la fiche de paie des salariés. Elle recense toutes les données des bulletins de paie, des rémunérations aux événements (arrêt maladie, congé, rupture de contrat, etc.) et sert à
calculer les cotisations sociales
.
Chaque entreprise dispose de son propre
Code Type Personnel
(CTP) pour déclarer sa DNS auprès de l’URSSAF :
Code Type Personnel
959
pour les entreprises de
moins de 11 salariés
;
Code Type Personnel
971
pour les entreprises de
11 salariés et plus
;
Code Type Personnel
987
pour les entreprises soumises à la
CPF-CDD
. Cette contribution concerne les sociétés qui emploient uniquement des salariés en CDD (Contrat à Durée Déterminée).
Les contributions conventionnelles
La
contribution conventionnelle
est complémentaire aux contributions qu’il faut déclarer à l’URSSAF ou à la MSA grâce à la DSN. Sa déclaration et son versement doivent s’effectuer en ligne, sur le site de l’OPCO correspondant à la branche de la convention.
Contrairement aux contributions réglementaires, les contributions conventionnelles sont régularisées sur un
rythme annuel
. En règle générale, la déclaration doit se faire avant le 1er mars de l’année N+1 pour la masse salariale de l’année N.
Les sanctions en cas de non-transmission, de retard ou de fausse déclaration
Les manquements aux obligations des
contributions réglementaires
sont passibles des sanctions suivantes :
en cas de
non-transmission à la DSN
, l’employeur risque une pénalité de
19,63 € par salarié
;
en cas de
retard de transmission à la DSN
ou d’oubli, la pénalité est de
59 € par salarié et par mois de retard
. Ce montant varie en fonction de l’effectif enregistré lors de la dernière DSN ;
en cas de
fausse déclaration à la DSN
, la pénalité est de
39,25 € par salarié
(fausses rémunérations) ou de 12,96 € par salarié (fausses informations).
En cas d’oubli ou de fausse déclaration, vous disposez de
30 jours pour régulariser la situation
et éviter la pénalité. Pour annuler les pénalités de retard, l’entreprise est tenue de régler toutes ses cotisations et de ne pas commettre d’infraction pendant 24 mois.
Pour les
contributions conventionnelles
, la non-transmission, le retard de déclaration ou de paiement expose l’employeur à des pénalités, notamment des majorations de retard. L’OPCO peut refuser de prendre en charge les dépenses de formation concernées et appliquer des sanctions contractuelles. En cas de fausse déclaration à l’opérateur de compétences, l’entreprise s’expose aux peines suivantes :
des
sanctions administratives
;
le
remboursement
des sommes indûment perçues ;
un
redressement
ou une amende à verser au Trésor public.
Quel est le taux de contribution à la formation professionnelle ?
Effectif de référence pour le taux de contribution à la formation professionnelle
Le
taux de contribution des entreprises
à la formation professionnelle varie en fonction de
l’effectif de l’entreprise
. La législation distingue en effet les entreprises de moins de 11 salariés et celles de 11 collaborateurs et plus.
Les
règles de calcul
de l’effectif de référence et de franchissement du seuil sont alignées sur les règles d’effectif de la Sécurité sociale.
L’effectif
correspond à la moyenne du nombre de personnes employées au cours de chaque mois de l’année civile précédente.
Le taux de la contribution à la formation professionnelle de l’année N dépend donc de l’
effectif "sécurité sociale" de l’année N-1.
⚠️
Attention
: tout employeur ayant recours à des contrats CDD est redevable de la contribution de financement du compte personnel de formation pour les salariés en CDD
(CPF-CDD)
. Les particuliers employeurs sont également redevables d’une contribution spécifique.
Pour rappel,
la rémunération des apprentis est exonérée de la contribution à la formation professionnelle
.
Assiette de la contribution à la formation professionnelle
La base de
calcul de la contribution à la formation professionnelle
est identique à celle des cotisations de Sécurité sociale.
L’assiette de la contribution à la formation professionnelle se constitue des sommes entrant dans l’assiette de cotisations de la Sécurité sociale. Tous les salariés sont pris en compte.
Taux de contribution à la formation professionnelle 2026
Le taux de contribution varie en fonction de la
taille de l’entreprise
ou de son
type
. En 2026, d’après l'URSSAF, le taux moyen de contribution à la formation professionnelle est de :
0,55 % de la masse salariale brute
pour les employeurs de
moins de 11 salariés
;
1 %
de la masse salariale brute pour les employeurs de
11 salariés et plus
;
1 %
de la masse salariale brute pour les entreprises de travail temporaire de 11 salariés et plus ;
2 %
de la masse salariale brute pour les
intermittents
du spectacle
.
L'assujettissement au taux de 1 % s’applique aux entreprises atteignant ou dépassan
t 11 salariés
durant une période de
5 années civiles consécutives.
⚠️
Attention
: depuis avril 2026, une
participation du salarié de 150 euros
est requise pour financer une formation via le Compte Personnel de Formation (CPF), suite au décret n° 2026-234 du 30 mars 2026.
Il n’existe pas de contribution conventionnelle principale pour toutes les branches professionnelles.
Chaque OPCO adopte son propre taux moyen annuel.
À titre d’exemple :
0,15 %
de la masse salariale brute pour le secteur
Prévention-sécurité
;
0,284 %
de la masse salariale brute pour l’
OPCO Mobilités
.
Comment comptabiliser la contribution à la formation professionnelle ?
La contribution est comptabilisée en
impôts
,
taxes
et
versements
. Sur le plan comptable, le tout est regroupé dans le titre "
participation des employeurs à la formation professionnelle continue
", compte 6333. Elle constitue une charge de la période au cours de laquelle les salaires servant de base à son calcul sont dus.
Comme elle est versée après le 31 décembre-N, la CFP est comptabilisée dans la colonne crédit avec le titre "
organismes sociaux-charges à payer
", compte 4386. Il convient de comptabiliser cette taxe avant la clôture de l’année civile.
La
contribution au Compte Personnel de Formation des salariés en CDD
(CPF-CDD) concerne les entreprises qui proposent uniquement des contrats de travail à durée déterminée. Ce contrat peut être signé par de jeunes salariés après leur cursus scolaire ou déboucher sur un Contrat à Durée Indéterminée (CDI). Cependant, quelques contrats temporaires sont exclus de la contribution :
contrat d’accompagnement dans l’emploi ;
contrat d’apprentissage ;
contrat de professionnalisation ;
contrat de travail temporaire.
La CFP vise à financer la
formation professionnelle continue
de tous les salariés de l’entreprise. La
taxe d’apprentissage
soutient quant à elle les établissements de formation initiale, comme les Centres de Formation d’Apprentis (CFA). Quelle que soit la contribution, l’objectif principal demeure social et éducatif, afin de favoriser le développement des entreprises.
La finalité principale de la CFP n’est pas de financer l’apprentissage, mais de participer à une formation professionnelle plus globale. Cela étant, la CFP est intégrée dans la Contribution Unique à la Formation Professionnelle et à l’Alternance (CUFPA). Par conséquent, elle participe de manière indirecte à la formation de l’apprenti.
Le salarié en formation financé par la Contribution à la Formation Professionnelle conserve l'intégralité de ses droits pendant la période de formation. Lorsque la formation se déroule sur le temps de travail, elle est considérée comme du temps de travail effectif : le salarié maintient sa rémunération complète, ses droits à congés payés et à l'ancienneté.
Sa protection sociale reste active et il bénéficie du statut de salarié protégé. Si la formation est à l'initiative de l'employeur dans le cadre du plan de développement des compétences, le salarié ne peut la refuser sans motif légitime. La CFP finance ainsi la montée en compétences des collaborateurs tout en préservant leurs droits fondamentaux.
Oui, indirectement. La Contribution à la Formation Professionnelle finance les dispositifs de formation accessibles aux salariés (CPF, plan de développement des compétences).
Si l'employeur ne respecte pas ces critères, il s'expose à des sanctions (abondement CPF de 3 000 € pour les entreprises de 50 salariés et plus). La CFP alimente donc le système de formation dont le respect est contrôlé lors du bilan à 8 ans.