Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Utilisé pour assurer la continuité de l'activité de l'entreprise, le
travail de nuit
doit rester
exceptionnel
. Les salariés sont alors considérés comme des « travailleurs de nuit » et profitent d’un régime protecteur spécifique. En échange, ils bénéficient d’une contrepartie : en plus d’un
repos compensateur obligatoire
, ils sont susceptibles de recevoir une
compensation salariale
prise en charge par l’entreprise.
Comment fonctionne la
majoration des heures de nuit en 2025
? Quelles sont les règles applicables à ces horaires de travail ? Quelles protections s’appliquent aux travailleurs de nuit ? PayFit vous éclaire sur le sujet.
Quelles sont les heures considérées comme des « heures de nuit » ?
Les « heures de nuit » sont les heures de travail effectuées sur une
amplitude horaire
définie par le Code du travail :
la période de travail de nuit démarre à
21 heures
(au plus tôt), et se termine à
7 heures du matin
(au plus tard) ;
elle doit comprendre l’intervalle
entre minuit et 5 heures du matin
.
💡
Bon à savoir
: cette
amplitude horaire
est réduite dans certains secteurs d’activité (la presse, la télévision ou les discothèques, par exemple).
Pour être considéré comme « travailleur de nuit », le salarié doit également effectuer des heures de nuit de manière régulière.
La fréquence et le nombre minimum d’heures de travail de nuit
sont précisés par sa convention collective.
En l’absence de
convention
ou d’
accord collectif
, l’obtention du statut de travailleur de nuit requiert :
au moins
3 heures
de travail de nuit quotidiennes, au moins
2 fois par semaine
;
au moins
270 heures
de travail de nuit effectuées sur une période de
12 mois continus
.
Quelles sont les règles applicables aux heures de nuit ?
Pour compenser la pénibilité des horaires de nuit, les travailleurs bénéficient de plusieurs
règles protectrices
et de certains avantages.
Une durée de travail limitée et un repos quotidien
La loi définit d’abord la
durée maximale du travail de nuit
:
la durée quotidienne du travail de nuit ne peut pas dépasser
8 heures consécutives
, sauf quand l’accord collectif le prévoit ou en cas de circonstances exceptionnelles ;
le travail de nuit ne peut pas dépasser
40 heures par semaine
sur une période de 12 semaines consécutives, sauf quand l’accord collectif le prévoit.
En l’absence de précisions dans la convention collective, le travailleur de nuit bénéficie également d’un
repos quotidien de 11 heures
. Ces heures de repos doivent obligatoirement suivre les heures travaillées.
Un suivi médical spécifique
Exposé à certains facteurs de risques, le travailleur de nuit profite d’un
suivi individuel régulier
de son état de santé. Cette
surveillance médicale
est mise en place afin de s’assurer que le travail de nuit n’a pas d’influence néfaste sur sa santé, sa sécurité ou sa vie sociale.
Avant sa prise de poste, le salarié rencontre un professionnel de santé à l’occasion d’une
visite d'information et de prévention
. La fréquence des consultations médicales dépend ensuite de la nature du poste occupé et du profil du travailleur (âge, état de santé…). Le médecin du travail détaille ces modalités dans un
protocole écrit
, sur une période qui ne peut pas excéder trois ans. Il peut prescrire des examens complémentaires (à la charge de l’employeur).
L’employeur établit également un
Compte Professionnel de Prévention (C2P)
, sur lequel le salarié cumule des points. Il peut ensuite les utiliser pour suivre une
formation
, bénéficier d'un
temps partiel
sans perte de salaire,
valider des trimestres
ou financer un
projet de reconversion professionnelle
.
Une contrepartie obligatoire
Le travailleur de nuit bénéficie également de contreparties spécifiques :
un
repos compensateur
: assimilé à du
temps de travail
effectif, le repos compensateur est intégralement rémunéré. Obligatoire, il ne peut pas être remplacé par une autre contrepartie ;
une
compensation salariale
: en plus du repos compensateur, l’accord d’entreprise ou la convention collective peut prévoir le paiement des heures de nuit avec une majoration du salaire, un versement d’indemnités ou une prime de nuit.
➡️
En résumé
: la majoration des heures de travail de nuit n’est
pas obligatoire
. Elle s’ajoute au repos compensateur au bon vouloir de l’entreprise.
Comment fonctionne la majoration du travail de nuit ?
Le paiement majoré des heures de nuit est
prévu par l’accord collectif ou la convention collective
applicable dans l’entreprise. Partie intégrante de l’
organisation du travail
, il peut prendre la forme d’une majoration en pourcentage, d’une prime intégrée au salaire, ou parfois même d’un doublement du taux horaire.
Le travail de nuit est majoré selon différentes modalités en fonction du secteur d’activité de l’entreprise :
la convention collective nationale de
l'industrie et des services nautiques
prévoit que les heures de nuit ouvrent droit à « une majoration égale à 15 % du salaire effectif » ;
dans le
BTP
(Bâtiment et Travaux Publics), une majoration des horaires de nuit est prévue si ces heures entrent dans le cadre d’une intervention programmée. La convention collective mentionne alors que « les heures effectuées de 21 heures à 6 heures sont majorées de 25 % » ;
le décret du 22 décembre 2023 précise quant à lui les conditions de majoration des heures de travail de nuit dans la
fonction publique hospitalière
, avec un taux de 25 %.
💡
Bon à savoir
: si la convention collective ne précise pas la majoration des heures de nuit, elles sont payées
au taux habituel
. Elles peuvent néanmoins être majorées s’il s’agit d’
heures supplémentaires
.
Comment intégrer les heures de nuit majorées ?
En cas de compensation salariale, les heures majorées de nuit doivent apparaître sur
une ligne dédiée du bulletin de paie
du salarié, avec :
le nombre d’heures travaillées ;
le taux de majoration applicable.
💡
Bon à savoir
: vous pouvez utiliser un
logiciel de paie
pour
suivre les temps de travail et les heures de nuit
de vos salariés, et gérer plus facilement la majoration de nuit et la rémunération. Ce type d’outil intègre toutes les spécificités de votre convention collective et de votre secteur. En plus de réduire le risque d’erreur, cela vous permet de gagner un temps précieux !
Bien que le Code du travail ne prévoie pas de taux majoration obligatoire pour le travail de nuit, les conventions collectives définissent une rémunération variable selon les secteurs. Le temps de travail compris
entre 21h et 22h ou entre 5h et 6h
est généralement
majoré à hauteur de 10 %
, tandis que le travail effectué
entre 22h et 5h
est
majoré de 30 %
. Ce taux peut s’élever jusqu’à 60 % dans certains cas.
Après vérification du droit à une majoration de nuit en fonction de la convention collective ou de l’accord d’entreprise,
le salarié est en droit d’adresser une réclamation écrite à l’employeur
. Si ce dernier refuse ou ne répond pas, l’étape suivante est :
de saisir les représentants du personnel ou le syndicat de l’entreprise ;
de demander conseil à l’inspection du travail ;
d’envoyer une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception.
L’échec de la négociation peut mener le salarié à saisir le Conseil de Prud’hommes dans un délai de 3 ans.
Pour un suivi précis des heures de travail de nuit et une gestion simplifiée de la rémunération des salariés, vous pouvez vous fier à PayFit, un logiciel de paie et de ressources humaines fiable, rapide et complet. Le calcul des heures de nuit majorées est automatisé au sein du logiciel selon les conventions collectives ou les accords d’entreprises.
Grâce à son paramétrage avancé et personnalisé, PayFit optimise le temps passé sur la gestion de la paie et des heures supplémentaires.