Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Les salariés cumulent 2,5 jours de
congés payés
par an. Toutefois, il existe des congés spéciaux, tels que le congé mariage, le congé naissance, etc. Ces congés doivent être accordés par l’employeur lorsque le salarié remplit les conditions nécessaires.
Cependant, il n’existe pas encore aujourd’hui de
congé menstruel
prévu par le Code du travail. Ce type de congé n’existe que dans très peu de pays. La France se veut donc innovante puisqu’une proposition de loi visant à accorder un congé menstruel a été déposée en mai 2023.
En quoi consiste le congé menstruel ? Quelles sont les conditions d’octroi du congé menstruel ? Quels pays pratiquent déjà le congé menstruel ? PayFit vous éclaire.
Qu’est-ce qu’un congé menstruel ?
Le congé menstruel est un arrêt de travail accordé à une femme pour
motif de menstruations incapacitantes
. Cela lui permet de
suspendre son activité professionnelle pendant un certain temps
lorsque ses menstruations l’empêchent d’exercer correctement son travail.
Quelles sont les avancées en matière de congé menstruel prévues par la proposition de loi ?
La proposition de loi sur le congé menstruel en France prévoit que la salariée peut se faire prescrire un
arrêt de travail de 13 jours
. Cet arrêt maladie serait
valable un an
, et la salariée pourrait prendre
2 jours de congé menstruel par mois
via cet arrêt en cas de menstruations incapacitantes.
Le congé menstruel ou arrêt maladie menstruel serait
pris en charge en totalité par la sécurité sociale, sans délai de carence
.
La salariée pourrait également bénéficier d'une
consultation annuelle remboursée par la sécurité sociale et sans avance de frais
.
La proposition de loi prévoit également que la salariée souffrant de douleurs menstruelles peut faire une
demande pour être en
télétravail
, sans que cela supprime son droit au congé menstruel.
Certains pays proposent-ils déjà un congé menstruel ?
Même si peu de pays ont déjà adopté une loi concernant le congé menstruel, il y en a tout de même. En début d’année 2023,
l’Espagne a adopté une loi visant à accorder un congé menstruel
prenant la forme d’un
arrêt maladie
en cas de
règles incapacitantes
notamment liées à des pathologies comme l’endométriose.
Le congé menstruel en Espagne est considéré comme une
situation spéciale d’incapacité temporaire de travail
. Cet arrêt de travail est accordé par un médecin,
pris en charge par la sécurité sociale et n’a pas de durée maximale
.
En dehors de l’Union européenne, il existe d’autres pays qui ont déjà adopté le congé menstruel. C’est le cas notamment du Japon, de la Corée du Sud, de l’Indonésie, de Taïwan et de la Zambie.
Que peut faire l’employeur pour aider les salariées à défaut de congé menstruel ?
Même s’il n’y a pas encore de congé menstruel en France, l’employeur peut décider de le
mettre en place par le biais d’un accord collectif
négocié avec les partenaires sociaux, ou par une décision unilatérale. Puisqu’il n’est pas prévu par la loi, cela signifie qu’un tel congé menstruel serait soit :
assimilé à une autorisation d’absence
: non pris en charge par l’employeur ;
assimilé à un congé
: pris en charge par l’employeur.
Par exemple, la convention collective Syntec a mis en place le
congé pour fausse couche
alors que la loi n’a pas encore été adoptée.
💡
Bon à savoir
: si la proposition de loi est adoptée, les
conventions et accords collectifs
pourront prévoir un
congé menstruel plus avantageux
que ce que prévoit la loi.
L’octroi d’un congé menstruel sous certaines conditions par une entreprise est une
action qui permet d’améliorer la
marque employeur
, ainsi que la qualité de vie au travail.