Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L'attribution des tickets restaurant repose sur un principe simple :
un jour de présence incluant une pause déjeuner donne droit à un titre
.
L'employeur et le salarié cofinancent cet avantage
, la participation patronale devant obligatoirement représenter entre 50 % et 60 % de sa valeur.
Cette part prise en charge par l'entreprise est
exonérée de cotisations sociales
dans la limite du plafond légal de 7,32 € par ticket.
Sur le
bulletin de salaire
, la contribution financière restant à la charge du collaborateur est directement
déduite de son net à payer
.
Établir une
fiche de paie
peut rapidement devenir complexe pour un employeur, tant les
éléments de rémunération
et les
avantages
accordés aux salariés sont nombreux. Parmi eux, les
tickets restaurant
occupent une place particulière, puisqu’ils doivent respecter des règles précises de calcul et apparaître clairement sur le bulletin de paie.
Lorsqu’une entreprise décide de faire bénéficier ses salariés de
titres-restaurant
, la participation de l’employeur doit être intégrée correctement sur la
fiche de paie
afin d’assurer sa conformité avec la réglementation sociale et fiscale. Le calcul sur la fiche de paie dépend notamment du
nombre de jours travaillés
, de la
valeur faciale du ticket
et de la
part financée
par l’employeur et le salarié.
Que sont les tickets restaurants ?
L'
article L3262-1 du Code du travail
définit le titre-restaurant comme "un titre spécial de paiement remis par l’employeur aux salariés afin de leur permettre d’acquitter, en tout ou partie, le prix d’un repas consommé au restaurant ou acheté auprès d’une personne ou d’un organisme assimilé”.
⚠️
Attention :
les tickets restaurant ne sont pas obligatoires. Un salarié peut donc tout à fait refuser d’en bénéficier. Dans cette situation, aucune retenue liée aux titres-restaurant ne doit apparaître sur sa fiche de paie.
Concrètement, les tickets restaurant constituent un
moyen de paiement destiné aux repas des salariés qui ne disposent pas d’un service de restauration collective
au sein de leur entreprise. Ils peuvent être utilisés dans de nombreux restaurants, boulangeries, supermarchés ou commerces alimentaires partenaires.
Les titres-restaurant représentent également un
avantage social
apprécié, puisqu’ils permettent aux salariés de
réduire le coût de leurs repas
tout en bénéficiant d’un
cadre fiscal et social avantageux
pour l’employeur.
💡
Bon à savoir :
les tickets restaurant sont financés conjointement par l’employeur et le salarié. La prise en charge de l’employeur est encadrée par des règles précises afin de bénéficier des exonérations de cotisations sociales.
👉 À noter :
depuis 2022 et
jusqu'au 31 décembre 2026
, une mesure dérogatoire permet d'utiliser les titres-restaurant pour l'achat de
tout produit alimentaire
(et pas uniquement ceux directement consommables comme les sandwichs ou plats préparés). Cette mesure soutient le pouvoir d'achat des salariés.
Comment mettre en place et calculer les tickets restaurant en paie ?
Le
calcul des tickets restaurant
s’effectue au moment de l’établissement de la
fiche de paie
. À cette occasion, le nombre de titres attribués au salarié ainsi que la participation salariale peuvent apparaître sur le
bulletin de salaire.
En principe, la participation de l’employeur aux tickets restaurant n’est pas intégrée au salaire brut. Elle bénéficie ainsi d’une
exonération de cotisations sociales
, à condition de respecter les plafonds fixés par la réglementation.
Pour
mettre en place les titres-restaurant
, l’employeur doit procéder par étapes :
fixer la valeur faciale des titres, tout en respectant le plafond permettant l’exonération sociale ;
déterminer la répartition entre la part financée par l’employeur et celle supportée par le salarié ;
choisir un organisme émetteur de titres-restaurant ;
décider du format des titres : papier ou carte dématérialisée.
Le calcul figurant sur la fiche de paie dépend ensuite principalement du
nombre de jours travaillés
par le salarié au cours du mois. En règle générale, un ticket restaurant est attribué par jour travaillé comprenant une pause repas. La part salariale est alors déduite directement du salaire net à payer.
Concrètement, sur le bulletin, la part salariale (4,80 € × 18 titres = 86,40 €) apparaît en
déduction du net à payer
, juste après le salaire net imposable. La part employeur n'apparaît pas dans le brut (elle reste exonérée).
Quelle est la part de l’employeur dans le financement des tickets restaurants ?
Le ticket restaurant possède une valeur faciale, dont
le financement est partagé entre l’employeur et le salarié
. La participation de l’employeur bénéficie d’un
régime social et fiscal avantageux
, à condition de respecter certaines limites fixées par la réglementation.
Pour être exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, la contribution patronale doit représenter entre
50 % et 60 % de la valeur du titre-restaurant
, sans dépasser le plafond d’exonération en vigueur.
💡
Bon à savoir :
au 1er janvier 2026, le montant maximal exonéré est fixé à
7,32 € par ticket-restaurant
.
Lorsque la contribution de l’employeur dépasse 60 % de la valeur du titre ou excède le plafond d’exonération applicable, la fraction excédentaire est réintégrée dans l’assiette des cotisations sociales. Elle doit alors être ajoutée à la rémunération brute figurant sur la fiche de paie.
📌
Exemple
: calcul pour un ticket restaurant d’une valeur de 12 € :
participation de l’employeur :
7,20
€ (60 %) ;
participation du salarié :
4,80
€ (40 %).
Dans cet exemple,
la part patronale reste exonérée de cotisations
sociales
puisqu’elle respecte à la fois le pourcentage autorisé et le plafond applicable.
Comment calculer le nombre de tickets restaurants à distribuer à un salarié ?
Selon le Code du travail,
un salarié peut bénéficier de titres-restaurant lorsque ce dispositif est mis en place dans l’entreprise
et que son horaire de travail comprend une
pause déjeuner.
Ainsi, un salarié qui termine sa journée avant l’heure du déjeuner, par exemple à 11 heures, ne peut pas prétendre à l’attribution de tickets restaurant pour cette journée.
Le
calcul du nombre de titres-restaurant
à distribuer repose donc sur le
nombre de jours effectivement travaillés
incluant le temps du repas. En pratique, l’employeur doit prendre en compte :
les jours de présence du salarié ;
les journées comprenant une pause méridienne ;
les absences éventuelles (congés, arrêts maladie, etc.).
📌
Exemple
: un salarié travaille
20
jours
dans le mois, avec des horaires de bureau classiques. Il a pris
2 jours de congés payés
. Il percevra donc
18 tickets restaurant
à la fin du mois.
💡
Bon à savoir :
lorsqu’un salarié arrive ou quitte l’entreprise en cours de mois, le nombre de tickets restaurant doit être calculé au prorata des jours réellement travaillés. Il convient alors de prendre en compte uniquement les journées de présence ouvrant droit à cet avantage.
Oui, le télétravail n'empêche pas l'attribution de tickets restaurant. Dès lors que le salarié travaille sur une plage horaire incluant la pause déjeuner,
il bénéficie des mêmes droits
que les salariés présents dans les locaux, en application du
principe d'égalité de traitement
rappelé par la Cour de cassation et l'Accord National Interprofessionnel (ANI) sur le télétravail.
La gestion et la
comptabilisation des tickets restaurants
peuvent être simplifiées grâce à des
solutions dématérialisées
et à un
suivi précis des jours travaillés
. Pour éviter les erreurs sur le bulletin de salaire, il est conseillé d’utiliser un logiciel de paie adapté et de vérifier régulièrement les règles applicables aux titres-restaurant.