payfit logo

Démission silencieuse : comment l'identifier et la prévenir ?

Manon Jaccod
Mise à jour le 01 mars 2024

La démission silencieuse, également connue sous le terme de quiet quitting, désigne un phénomène qui ne cesse de gagner en visibilité et de susciter des discussions dans l’écosystème RH. 

Qu'est-ce que la démission silencieuse ? Quels sont les signes indicateurs d'une démission silencieuse chez un salarié? Comment les responsables RH et les dirigeants peuvent-ils prévenir la démission silencieuse ? PayFit vous guide.

Qu'est-ce que la démission silencieuse ?

La démission silencieuse, également connue sous le terme de quiet quitting, désigne une tendance où les salariés choisissent de ne faire que le strict minimum requis par leur poste, sans s'engager au-delà de leurs responsabilités contractuelles. 

Cette attitude peut être vue comme une forme de désengagement ou de retrait émotionnel et professionnel de l'entreprise, sans pour autant quitter officiellement l’emploi occupé.

⚠️Attention : par définition, la démission silencieuse diffère de l'abandon de poste, qui peut être interprété comme une présomption de démission par l'employeur.

Quels sont les signes indicateurs d'une démission silencieuse chez un salarié?

Les indicateurs de quiet quitting au travail  sont variés et reflètent souvent un désengagement vis-à-vis du travail. Voici quelques indicateurs concrets à surveiller :

  • baisse de performance notable : le salarié ne remplit plus ses objectifs comme avant ou sa qualité de travail diminue ; 

  • réduction de l'engagement : moins d'initiative, de participation aux réunions ou aux projets d'équipe ; 

  • changement d'attitude : le salarié peut se montrer plus distant, moins communicatif, ou montrer des signes de désintérêt pour les activités de l'entreprise ; 

  • retards fréquents : arriver régulièrement en retard peut être un signe de démotivation ; 

  • moins de collaboration : réduction de la collaboration avec les collègues ou refus de participer à des tâches d'équipe ; 

  • feedback négatif : augmentation des plaintes ou des commentaires négatifs sur le travail ou l'environnement de travail ; 

  • modification des habitudes de travail : changements soudains dans les routines de travail, comme une baisse de l'utilisation des outils de travail ou des espaces communs ;

  • augmentation de l'absentéisme : plus d'absences non justifiées ou de demandes de congés de dernière minute.

Les managers et les RH doivent rester attentifs à ces signes et engager le dialogue avec les salariés concernés pour comprendre les raisons de leur désengagement et trouver des solutions pour y remédier.

Comment les responsables RH et les dirigeants peuvent-ils prévenir la démission silencieuse ?

Pour prévenir la démission silencieuse, aussi connue sous les termes de quiet quitting ou silent quitting, les responsables RH et les dirigeants doivent adopter une stratégie proactive axée sur l'engagement et le bien-être des salariés. Voici quelques actions clés :

Promouvoir une communication ouverte et régulière 

Encourager le dialogue entre les salariés et la direction permet de mieux comprendre les besoins, attentes et préoccupations des salariés. Cela peut inclure des réunions régulières, des enquêtes de satisfaction et des boîtes à idées.

Reconnaître et valoriser les salariés

Mettre en place des systèmes de reconnaissance peut valoriser les efforts et les réalisations des salariés et contribuer à prévenir le sentiment d’ennui. En d’autres termes, la valorisation des salariés peut contribuer à éviter l’effet de bored out, qui est par définition déclenché par le manque de travail, l'ennui et, par conséquent, l'absence de satisfaction dans le cadre professionnel. 

Offrir des opportunités de développement professionnel 

Proposer des formations, des ateliers et des possibilités d'avancement permet d’encourager l'engagement et la motivation des salariés.

Assurer un équilibre travail-vie personnelle 

Adopter des politiques flexibles telles que le télétravail, les horaires flexibles et les congés adaptés aide les salariés à gérer leur vie professionnelle et personnelle.

Créer un environnement de travail positif 

Favoriser une culture inclusive, soutenante et respectueuse renforce le sentiment d'appartenance et réduit le turnover.

Écouter et agir sur les feedbacks 

Prendre en compte les retours des salariés et agir concrètement permet d’améliorer les conditions de travail. 

Mettre en place des politiques de bien-être 

Offrir des programmes de bien-être pour soutenir la santé physique et mentale des salariés est aussi important, comme des abonnements à des salles de sport, des ateliers sur la gestion du stress ou des programmes de soutien psychologique.

Envie de gagner du temps sur la paie ?
Pour aller plus loin...

Prévoyance d’entreprise : obligations et fonctionnement

Lire l’article

Mutuelle obligatoire d’entreprise : obligations et participation

Lire l’article

Déclarer la TVA : le mode d’emploi

Lire l’article

Démission pour création d'entreprise : conditions et conseils

Lire l’article

Abandon de poste et chômage : droit et procédures

Lire l’article

Être salarié de son entreprise : règles à connaître

Lire l’article