Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
congé paternité
est un
droit ouvert à tous les salariés
, sans condition d’ancienneté.
Il comprend
un congé de naissance de 3 jours ouvrables
et
un congé paternité de 25 jours calendaires
(32 pour des naissances multiples), dont 4 jours obligatoires.
Il est
indemnisé par la Sécurité sociale
via des indemnités journalières, sous conditions.
Depuis 2026, un
congé supplémentaire de naissance
permet de prolonger ce temps auprès de l’enfant jusqu’à 2 mois.
À l’occasion de la
naissance d’un enfant
, le père salarié, ainsi que le conjoint, le concubin ou la personne liée à la mère par un PACS, peuvent bénéficier d’un
congé de paternité et d’accueil de l’enfant
.
Ce dernier constitue un
droit ouvert à l’ensemble des salariés
, sans distinction de type de contrat de travail (CDI, CDD, temps partiel) ni condition d’ancienneté. Avec les récentes réformes et l'introduction du
nouveau congé de naissance
en 2026, le cadre d'accompagnement des jeunes parents a considérablement évolué.
Qu’est-ce que le congé paternité ?
Le
congé
de paternité et d’accueil de l’enfant
est un droit accordé pour permettre au second parent de s'investir dès les premiers jours de l'enfant.
Peuvent en bénéficier :
le
père biologique
de l’enfant, quelle que soit sa situation familiale (mariage, concubinage, PACS), y compris en cas de séparation avec la mère ;
la
personne salariée partageant la vie de la mère
(mariage, PACS ou concubinage), même si elle n’est pas le père biologique de l’enfant.
⚠️
Attention :
ce dispositif ne doit pas être confondu avec l'ancien
congé parental
d’éducation, ni avec le nouveau congé supplémentaire de naissance (applicable depuis 2026), qui interviennent dans un second temps pour prolonger la présence auprès de l'enfant.
Quelle est la durée du congé paternité ?
La
durée du congé paternité
et d'accueil de l'enfant est calculée en
jours calendaires
(tous les jours de la semaine sont comptés, y compris les week-ends et jours fériés) et dépend du nombre d’enfants à naître.
Pour une naissance simple
La durée allouée pour le congé de naissance est de 3 jours ouvrables (payés par l'employeur).
En parallèle, le congé de paternité est de 25 jours calendaires, décomposés en :
4 jours calendaires obligatoires (immédiatement après le congé de naissance) ;
21 jours calendaires facultatifs (à prendre dans les 6 mois).
💡
Bon à savoir
: le congé de naissance (3 jours ouvrables) et la première période obligatoire du congé paternité (4 jours calendaires) doivent être pris consécutivement, soit 7 jours d'absence continue au total.
Pour des naissances multiples
La durée du
congé paternité en cas de naissances multiples
s'organise comme suit :
congé de naissance : 3 jours ouvrables ;
congé de paternité : 32 jours calendaires (4 jours obligatoires + 28 jours facultatifs)
💡
Bon à savoir :
le
fractionnement du congé paternité
est possible pour les 21 jours facultatifs (ou 28 jours en cas de naissances multiples), en 2 périodes d'au moins 5 jours chacune.
Qu’est-ce que le congé supplémentaire de naissance ?
C'est la grande évolution de l'année. Pour les enfants nés ou adoptés à partir de 2026 (avec une mise en application pratique au 1er juillet 2026), le second parent peut désormais bénéficier du
congé supplémentaire de naissance
, qui vient
remplacer l'ancien congé parental.
Il permet de prolonger sa présence auprès de l'enfant de
1 à 2 mois supplémentaires
(à prendre dans les 9 mois), avec une indemnisation proportionnelle au salaire :
70 % du salaire net
le premier mois ;
60 % du salaire net
le second mois.
Ce dernier
s'additionne au congé paternité classique de 28 jours
et peut être pris en même temps que la mère ou en alternance.
💡
Bon à savoir
: pour les enfants nés entre janvier et juin 2026, le congé supplémentaire de naissance pourra être pris dans un délai de 9 mois à compter du 1er juillet 2026, soit jusqu'au 31 mars 2027. Pour les naissances à partir du 1er juillet 2026, le délai de 9 mois court à partir de la naissance de l'enfant.
Quelles sont les formalités à accomplir pour l'employeur et le salarié ?
Le délai de prévenance salarié
La demande doit être effectuée par le salarié au moins
un mois avant la date de début
. Si ce préavis est respecté, l’employeur ne peut pas refuser, ni reporter les dates choisies par le salarié.
La demande peut être faite par écrit ou par oral. Il est toutefois vivement recommandé d'exiger un
écrit
(lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge) précisant les
dates de début et de fin
.
💡
Bon à savoir :
si l'enfant naît prématurément (avant la date prévue) et nécessite une hospitalisation, le repos peut être pris immédiatement, sans respecter le préavis d'un mois.
Déclaration employeur
Depuis la simplification des démarches, transmettre les périodes à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) est devenu plus fluide. L’employeur est tenu de :
signaler l’arrêt via la
DSN
(Déclaration Sociale Nominative) dès le début du congé
. Les dates seront alors transmises automatiquement à la CPAM pour déclencher le paiement.
ou, à défaut, établir une attestation de salaire via le service DEPOFI sur net-entreprises.fr ;
ou, remplir le formulaire de transmission des dates de congé paternité.
Le parent devra, de son côté, s'assurer que l’extrait d'acte de naissance de l’enfant a bien été transmis à sa caisse de rattachement.
Quelles sont les indemnités du congé de paternité ?
Pendant la durée du congé paternité,
le contrat de travail est suspendu
. L’entreprise ne verse donc plus de salaire (sauf dispositions conventionnelles plus favorables prévoyant un maintien de salaire).
L’indemnisation est assurée par la Sécurité sociale via le versement d’
Indemnités Journalières (IJSS)
, calculées selon les mêmes modalités que le congé maternité, et versées
sans délai de carence
.
Quelles sont les conditions pour bénéficier des indemnités de congé paternité ?
Pour bénéficier de ces indemnités, le salarié doit remplir certaines conditions fixées par la Sécurité sociale :
prendre le repos dans les
6 mois
suivant la naissance ;
avoir
cessé toute activité professionnelle
;
justifier de
6 mois d'affiliation
à la Sécurité sociale à la date de début du congé (règle en vigueur depuis le décret d'août 2023) ;
avoir travaillé au moins
150 heures
au cours des 3 mois civils précédant le congé (ou 600 heures sur 12 mois en cas d'activité discontinue/CDD) ;
ou, à défaut d'heures suffisantes, avoir cotisé sur un salaire équivalent à
1 015 fois le SMIC horaire
au cours des 6 derniers mois.
👉
À noter
: avant le 20 août 2023, la condition d'affiliation était de 10 mois. Cette
réduction à 6 mois facilite l'accès au congé paternité
pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail.
Quel est le montant des indemnités journalières ?
Les
indemnités journalières
(IJSS) sont calculées selon la formule suivante :
1. Salaire journalier de base = (somme des 3 derniers salaires bruts) ÷ 91,25
2. Plafonnement : le salaire pris en compte ne peut pas dépasser
4 005 € par mois
(plafond mensuel de la Sécurité sociale en 2026)
3. Abattement : la CPAM applique un taux forfaitaire de 21 %
4. Montant final : entre
11,12 € minimum
et
104,02 € maximum
par jour
Les indemnités sont versées
tous les 14 jours
,
sans délai de carence
.
Envie de limiter les allers-retours liés aux absences ?
Tous les salariés y ont droit
, sans condition d'ancienneté. Pour les professionnels relevant du régime agricole, c'est la MSA (Mutualité Sociale Agricole) qui assure la prise en charge financière.
Le congé paternité ne s’applique pas : il est remplacé par un
congé d’adoption
, prévu par la législation.
Ce dispositif accorde des
droits protecteurs similaires
à ceux du
congé maternité
. Il peut être réparti entre les parents adoptants et vise à leur permettre de consacrer du temps à l’accueil de l’enfant dans de bonnes conditions.
Oui, le salarié a la possibilité de
fractionner la partie non obligatoire
(soit 21 ou 28 jours). Toutefois, la loi impose que chaque période fractionnée respecte une période minimale de
5 jours consécutifs
.
Il est indispensable de déclarer l’arrêt de travail via la
DSN
, car les informations transmises permettent à la CPAM de calculer les
IJSS
. Afin de limiter les erreurs et de gagner du temps en
gestion des absences
et de la paie, le recours à des outils automatisés constitue une solution particulièrement efficace.