Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise permettent aux
salariés d’acheter des actions
à un prix fixé à l’avance.
Depuis 2025, la fiscalité distingue clairement le
gain d’exercice
du
gain de cession
.
Les BSPCE sont
réservés aux sociétés par actions
respectant des conditions strictes.
Ils peuvent générer une
forte plus-value
, mais comportent également un risque en cas de baisse de valorisation.
Les
Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise (BSPCE)
sont des instruments financiers attribués aux salariés ou aux dirigeants d’une société. Ils leur donnent le droit d’
acquérir ultérieurement des
actions de l’entreprise
, durant une période déterminée et à un prix fixé à l’avance, généralement avantageux.
Concrètement, le bénéficiaire ne devient
actionnaire
que lorsqu’il
exerce ses bons
. Il doit alors verser le prix de souscription prévu dans le cadre du plan. Si, entre l’attribution et l’exercice, la valeur de l’entreprise a augmenté, la différence entre le prix payé et la valeur réelle des actions constitue un gain potentiel.
Les
BSPCE présentent des avantages et des inconvénients
, tant pour le salarié que pour l’employeur. Toutefois, lorsqu’ils sont bien structurés et que la société connaît une croissance significative, ils peuvent constituer un
mécanisme d’intéressement particulièrement attractif
et potentiellement très rémunérateur.
Qui peut émettre des BSPCE ?
Seules certaines
sociétés par actions
peuvent mettre en place un plan de BSPCE : les
SA
, les
SAS
et les
SCA
.
Pour être éligible, l’entreprise doit notamment :
être
immatriculée depuis moins de 15
ans
et soumise à l’impôt sur les sociétés ;
être
non cotée
ou avoir une capitalisation inférieure à 150 M€ ;
respecter des
conditions de détention du capital
par des personnes physiques ;
ne pas résulter principalement d’une
restructuration
ou d’une
reprise d’activité
.
Depuis 2020, les
sociétés établies dans l’Union européenne
ou dans un État ayant conclu une convention fiscale avec la France peuvent également émettre des BSPCE, à condition d’être soumises à un impôt équivalent à l’impôt sur les sociétés.
La mise en place de ce dispositif par les entreprises permet une
distribution du capital
de l’entreprise.
⚠️
Attention
: la mise en place d’un tel plan entraîne mécaniquement une
possible dilution du capital
, puisqu’elle ouvre la voie à l’émission future d’actions.
Qui peut recevoir des BSPCE ?
Les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise
ne sont pas ouverts à tous
. Ils peuvent être attribués :
aux
salariés de la société
;
aux
dirigeants
soumis au régime fiscal des salariés ;
aux
mandataires sociaux
et, sous conditions, à ceux des
filiales
.
En revanche, ils ne peuvent pas être accordés à des
investisseurs externes
ou à de simples
prestataires
.
Comment fonctionnent les BSPCE ?
Mise en place
La création d’un plan de BSPCE relève d’une
décision de l’Assemblée Générale Extraordinaire
(AGE) des associés. Celle-ci fixe les principales caractéristiques du dispositif :
prix d’exercice ;
nombre de bons ;
durée pendant laquelle ils pourront être exercés ;
conditions d’acquisition ;
règles applicables en cas de départ.
Cette assemblée donne ensuite un
mandat
à l’organe de direction de la société pour qu’il puisse mettre en place les BSPCE.
Attribution
Une fois mis en place, les BSPCE sont
attribués aux salariés ou autres membres bénéficiaires
. L’attribution est la première étape du fonctionnement des BSPCE, puisque par la suite, les bénéficiaires utiliserons leurs bons pour acheter des actions.
💡 Bon à savoir
: parce qu’elle ne confère pas immédiatement la qualité d’actionnaire, l'émission des BSPCE est obligatoirement gratuite.
Utilisation
Le salarié peut
exercer ses BSPCE pendant toute la période d’exercice fixée par l’AGE
et définie dans le règlement du plan. Il est libre de les exercer à tout moment durant cette période, en tout ou partie, afin d’acquérir le nombre d’actions qu’il souhaite.
Pour exercer ses BSPCE, le salarié doit compléter un bulletin de souscription. Les actions sont alors
acquises au prix fixé lors de l’attribution des bons
(appelé “prix d’exercice”),
indépendamment de leur valeur réelle
au moment de l’exercice.
Ainsi, si la
valeur de l’action
a augmenté entre la date d’attribution et la date d’exercice, le salarié bénéficie d’un
écart favorable entre le prix payé et la valeur de marché
.
📌 Exemple
: un BSPCE permet d’acheter une action à 5 €. Si, au moment de l’exercice, l’action vaut 20 €, le salarié l’acquiert toujours pour 5 €. La différence constitue un gain potentiel, qui ne sera effectivement réalisé qu’en cas de revente.
Une fois les actions souscrites, le bénéficiaire devient
actionnaire
et est soumis aux éventuelles
restrictions prévues par les statuts
ou le pacte d’associés (clauses d’agrément, périodes d’incessibilité, etc.).
En cas de
départ du salarié
, le sort des BSPCE dépend entièrement des règles prévues dans le plan. Ils peuvent être
perdus
,
maintenus
pendant un certain délai ou, plus rarement,
conservés
dans les conditions initiales.
Depuis la réforme fiscale entrée en vigueur avec la
loi de finances pour 2025
, le régime des bons de souscription de parts de créateur d’entreprise distingue deux types de gains : les
gains d’exercice
et les
gains de cession
.
Les gains d’exercice
Le
gain d’exercice
correspond à la
différence entre la valeur des titres
au moment où le salarié ou le dirigeant exerce ses BSPCE et le
prix payé à l’attribution
.
Ce gain, considéré comme un
avantage lié à l’emploi
, est
imposé comme un revenu salarial
. Il n’est par ailleurs plus possible de reporter ou de
différer cette imposition
, même si le bénéficiaire n’encaisse pas immédiatement le gain.
📌 Exemple
:
prix d’attribution des BSPCE : 10 € par action ;
valeur des actions à l’exercice : 50 € ;
nombre d’actions exercées : 1 000.
Calcul du gain d’exercice :
(50−10) × 1000 = 40 000 €.
Ce
gain de 40 000 €
sera intégré au
revenu imposable
et soumis aux prélèvements sociaux.
Les gains de cession
Le
gain de cession
, quant à lui, correspond à la
différence entre le prix de vente des actions
et leur valeur
au moment de l’exercice.
Il est soumis au
régime des plus-values mobilières classique
. À noter que, depuis la réforme, les actions issues de BSPCE ne peuvent plus être logées dans un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou un PEA-PME.
📌 Exemple
:
valeur des actions à l’exercice : 50 € ;
prix de vente des actions 2 ans plus tard : 80 € ;
nombre d’actions vendues : 1 000.
Calcul du gain de cession :
(80−50) × 1 000 = 30 000 €
Cette
plus-value de 30 000 €
sera
imposée
selon le régime des plus-values mobilières, avec éventuellement des abattements selon la durée de détention (hors actions issues de BSPCE qui suivent le régime classique).
Particularité pour les BSPCE attribués avant le 1er janvier 2025
Pour les titres acquis avant le 1er janvier 2025, la part du gain correspondant au
gain d’exercice
reste imposable comme avantage salarial, tandis que le
gain de cession
suit le régime des plus-values mobilières classique, sauf lorsque ce gain est directement lié à l’activité du bénéficiaire dans la société.
📌 Exemple
:
BSPCE attribués en 2024, prix d’attribution : 5 € ;
valeur à l’exercice en 2025 : 25 € ;
prix de vente en 2026 : 40 € ;
actions : 500.
Gain d’exercice :
(25−5) × 500 = 10 000 € (imposé comme revenu salarial).
Gain de cession :
(40−25) × 500 = 7 500€ (plus-value mobilière classique).
Tableau de comparaison du régime fiscal des BSPCE avant et après la réforme de 2025
Aspect
Avant 2025
Depuis 2025 (loi de finances 2025)
Imposition du gain
Global, sur le gain total à la revente
Distinction gain d’exercice et gain de cession
Gain d’exercice
Inclus dans le gain global, peu détaillé
Différence entre valeur des titres à l’exercice et prix payé ; imposé comme avantage salarial : 12,8 % forfaitaire (ou barème progressif optionnel) si ancienneté ≥ 3 ans, 30 % si < 3 ans
Titres cotés : premier cours ou dernier cours connu ; Titres étrangers : cotation française ; Titres non cotés : méthode multicritère ou actif net réévalué
Sursis / report
Parfois possible
Plus de sursis ou report pour le gain d’exercice
Retenue à la source
Non systématique
Oui pour bénéficiaires domiciliés à l’étranger, taux libératoire correspondant (12,8 % ou 30 %)
Ancienneté
Taux majoré 30 % si < 3 ans
Même principe pour gain d’exercice : 30 % si < 3 ans, 12,8 % si ≥ 3 ans
Les BSPCE sont
nominatifs et non transférables
. Ils ne peuvent être
cédés qu’une fois transformés en actions
, et ce uniquement selon les clauses prévues dans le pacte d’actionnaires. Avant l’exercice, il n’existe donc aucun moyen légal de les revendre. Cette règle s’applique même si le bénéficiaire est
salarié de son entreprise
.
Comme tout investissement, acquérir des BSPCE comporte un
risque financier
. Si la valeur de l’entreprise stagne ou diminue, le gain potentiel peut être nul, et le salarié pourrait ne pas bénéficier de l’avantage économique attendu.
Il n’existe
pas de plafond légal strict
, mais les entreprises fixent généralement un nombre maximum de BSPCE par bénéficiaire. Cette pratique permet de
limiter la dilution du capital
et de garantir un
équilibre entre les droits des différents actionnaires
.
Il convient de différencier les BSPCE des options classiques d'achat d’action :
les
BSPCE
sont
réservés aux jeunes sociétés
, tandis que les options classiques sont ouvertes à tout type d’entreprise ;
ils bénéficient d’un
régime fiscal avantageux
pour les salariés et dirigeants ;
les BSPCE sont généralement
plus simples à mettre en place
, ce qui les rend particulièrement adaptés aux startups.
Oui, selon le cadre prévu par le plan de BSPCE, il n’est pas exclu de perdre ses bons après un départ ou un licenciement :
les BSPCE non exercés peuvent être
annulés ou réduits
;
certains plans offrent un
maintien partiel
ou permettent un
exercice anticipé
afin de protéger les droits acquis.