payfit logo

SASU : quels sont les avantages et les inconvénients ?

Anaïs Robin
Mise à jour le 24 juin 2024

La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) est une forme juridique très appréciée en France. Elle permet à un entrepreneur de créer et de gérer une entreprise seul, avec une grande souplesse. Comme toute structure, le statut de la SASU présente des avantages et des inconvénients qu'il est essentiel de connaître avant de se lancer.

Qu’est-ce qu’une SASU ? Quels sont ses avantages ? Existe-t-il des inconvénients ? PayFit vous éclaire.

Qu’est-ce qu’une SASU ?

La SAS et la société SASU sont, fondamentalement, le même type de société. SASU, la définition : c’est une société par actions simplifiée (SAS) qui n'est constituée que d'un seul actionnaire, désigné comme l'associé unique. Le cadre juridique de la SASU est le même que celui de la SAS, la différence résidant dans le nombre d'actionnaires.

Qu’est-ce qu’une SASU ?

La SAS et la société SASU sont, fondamentalement, le même type de société. SASU, la définition : c’est une société par actions simplifiée (SAS) qui n'est constituée que d'un seul actionnaire, désigné comme l'associé unique. Le cadre juridique de la SASU est le même que celui de la SAS, la différence résidant dans le nombre d'actionnaires.

SASU : les avantages 

La flexibilité 

L'un des principaux avantages de cette structure juridique est le fonctionnement de la SASU et sa grande flexibilité statutaire. Le fondateur peut rédiger les statuts de manière à organiser et aménager l'entreprise comme il le souhaite. Il peut définir librement les modalités de gestion de la société. 

⚠️Attention : cette flexibilité ne doit pas inciter à sous-estimer l'importance de la rédaction des statuts. Il est conseillé de faire appel à un professionnel pour s'assurer que les statuts soient complets et exempts d'erreurs.

La responsabilité limitée de l’associé 

Le statut de la SASU permet de protéger le patrimoine personnel de l'entrepreneur. En effet, la responsabilité de l’associé unique est limitée aux apports effectués. Le créancier ne peut donc pas se retourner contre ses biens personnels pour  recouvrir ses créances, sauf faute de gestion.

Le régime social du dirigeant 

Le président de la SASU a le statut d’assimilé salarié et est affilié au régime général de la Sécurité Sociale. Il bénéficie d’une protection sociale quasi identique à celle d’un salarié. 

Ce n’est pas le cas de certaines formes d'entreprises où le dirigeant relève du régime des indépendants. 

Le capital social minimum

Aucun minimum n’est exigé pour constituer le capital social d’une SASU. Il est possible de créer une SASU avec seulement 1 euro. L’associé unique peut donc déterminer le montant du capital social en fonction de ce qu’il juge nécessaire.

💡Bon à savoir : il est obligatoire de verser au moins la moitié de ce capital lors de la création de la SASU, et le fondateur a ensuite un délai de cinq ans pour apporter les 50 % restants.

La transformation en SAS simplifiée

Transformer une SASU en SAS est simple et peut se faire de plusieurs manières :

  • en cédant des actions existantes ;

  • par une augmentation du capital social ;

  • à la suite du décès de l'associé unique et de la répartition des actions entre plusieurs personnes.

L'intégration de nouveaux actionnaires dans le capital transforme automatiquement la SASU en SAS. Il n’est pas nécessaire de dissoudre la SASU existante pour en créer une nouvelle.

L’impôt et la SASU : un régime fiscal avantageux 

L’associé unique a la possibilité d'opter pour l'impôt sur le revenu pendant les cinq premières années suivant la création de la SASU, sous certaines conditions. Il faut notamment que la société ne dépasse pas un certain seuil de chiffre d'affaires. 

Cette option peut s'avérer bénéfique pour les petites entreprises en phase de démarrage, permettant une imposition plus faible comparée à l'impôt sur les sociétés. Passé ce délai, ou si l'entreprise dépasse les seuils fixés, la SASU est automatiquement assujettie à l'impôt sur les sociétés.

SASU : les inconvénients 

Des coûts élevés 

La création d'une SASU est plus complexe et onéreuse que celle d'une micro-entreprise. La rédaction des statuts est une étape très importante qui ne doit pas être prise à la légère. Il est conseillé de faire appel à un expert afin de disposer de statuts conformes et complets mais cela peut engendrer des coûts supplémentaires. 

De plus, les frais légaux, tels que l'enregistrement au greffe et la publication d'une annonce légale, s'ajoutent au coût total. Le fonctionnement d'une SASU au quotidien, incluant des obligations telles que le dépôt des comptes annuels et la tenue de la comptabilité, représente également un coût supérieur à celui d'une entreprise individuelle.

Des charges sociales élevées

Le président, assimilé salarié, doit s'acquitter de charges sociales très élevées en cas de rémunération, pouvant atteindre 75 à 80% du salaire net.Sans rémunération du président de la SASU, il ne bénéficie d'aucune couverture sociale car il n'est pas tenu de verser de cotisations minimales. 

Une cessation d’activité complexe et onéreuse

La création d’une entreprise peut, après quelque temps, mener à une cessation d’activité. En effet, une SASU peut être amenée à mettre fin à son activité pour diverses raisons. 

La cessation d’activité d'une SASU ne se limite pas à une simple procédure administrative. Pour y parvenir, trois étapes sont nécessaires : la dissolution, la liquidation et la radiation.

Les frais pour effectuer ces démarches peuvent être élevés, sans compter les coûts potentiels de l’accompagnement d’un professionnel pour gérer ces formalités.

Envie de gagner du temps sur la paie ?
Pour aller plus loin...

Prévoyance d’entreprise : obligations et fonctionnement

Lire l’article

Mutuelle obligatoire d’entreprise : obligations et participation

Lire l’article

Déclarer la TVA : le mode d’emploi

Lire l’article

Démission pour création d'entreprise : conditions et conseils

Lire l’article

Abandon de poste et chômage : droit et procédures

Lire l’article

Être salarié de son entreprise : règles à connaître

Lire l’article